
« Une affaire qui, dès le départ, puait à cent kilomètres« .
Cet article — mis en ligne hier, 27 octobre — réagit avec la vigueur accoutumée de son auteur à la manipulation orchestrée par le Système, Macron en tête cette fois-ci, mais, bien sûr, aussi les politiques et les grands médias, pour exploiter en toute hâte, comme une aubaine, la tragique tuerie de Trappes. Toute honte bue, au fur et à mesure que l’enquête avance, avec sérieux semble-t-il en l’occurrence. — JSF

Rubrique : aubaine.
Une terrible tragédie de fusillade de masse dans une ville particulièrement difficile, un président de la République qui se précipite IMMÉDIATEMENT pour qualifier les meurtres de racistes et proférer ses ignominies, tuant une deuxième fois les victimes des attentats racistes et religieux antérieurs. Curieusement le Parquet National Antiterroriste (PNAT) se saisit EN URGENCE sans attendre les premières constatations du parquet territorialement compétent. Toute la presse mainstream et la classe politique se précipitent également toutes affaires cessantes, pour en faire des tonnes. En accusant bien sûr le Rassemblement National (alors en Congrès) d’être le coupable moral de la tragédie.
Incroyable déferlement de propagande mensongère, avec le « quotidien de référence », l’organe central du macronisme, en position de chef d’orchestre, multipliant les fake news et repris servilement par tout le reste de la meute. Pour celle-ci, l’affaire était bouclée, un sympathisant politique mis en condition par le RN avait décidé de massacrer des citoyens parce que noirs et musulmans. Circulez, il n’y avait plus rien à voir.
Tout cela commençait à ressembler furieusement à la manipulation de Carpentras organisée à l’époque par François Mitterrand (demandez à l’IA de quoi il s’agit, tas de brutes).
Manque de pot, l’auteur est raide cinglé, et ses activités politiques l’amènent plutôt à l’opposé du RN. Les bonnes informations commencèrent à filtrer et l’opération à prendre l’eau. La motivation raciste du crime apparaissant de plus en plus brinquebalante. Qu’à cela ne tienne, le ministre de l’Intérieur a continué à mentir comme un arracheur de dents, et la presse macroniste à raconter n’importe quoi, notre célèbre « quotidien de référence » persistant à inventer, au grand bonheur du lumpen politique, relayant tous les mensonges.
Trois heures après que l’information sur la présence de tracts RN dans la voiture du tireur ait été démentie, toute honte bue la journaliste du Monde continue à répandre la fake news sur le service public. Sous le regard approbateur de Jérôme Jaffré.

Signal très intéressant, le Parquet National Antiterroriste a fait son devoir et rétabli la vérité par ses communiqués. Les magistrats signifiant ainsi qu’ils n’entendent plus marcher dans ces combines.
La baudruche se dégonfle ainsi à grande vitesse. Paradoxalement et à l’évidence, la manipulation va permettre à un RN, se posant en victime, d’en faire son miel. L’opinion s’informe désormais massivement sur les réseaux, et la grossièreté de l’opération de propagande va la convaincre qu’une fois de plus le système prend les gens pour des imbéciles.
Tout ceci est quand même le symptôme d’un système aux abois qui n’a toujours pas trouvé la solution pour éviter ce qui l’attend début mai prochain. Le bloc central en perdition est toujours incapable de se trouver un candidat crédible, Jean-Luc Mélenchon bunkerise l’édifice qui va l’amener au deuxième tour de la présidentielle. Où il sera battu par Marine Le Pen.
Alors quoi d’autre pour cette opération, qu’un effet d’aubaine, sur lequel s’est jeté un système en perdition, cherchant à conjurer ce qui l’attend ?
Et finalement, comment ceux qui ont été à la manœuvre pour cette exploitation obscène peuvent-ils ensuite venir pleurnicher sur les succès du « complotisme » ? Joli résultat, encore bravo. Avec des ennemis comme ça, le RN n’a plus besoin d’amis.
Continuez comme ça, surtout ne changez rien…o ■oRÉGIS DE CASTELNAU
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Régis de Castelnau
est un avocat français à la retraite, devenu une figure identifiée du débat public via son blog et sa chaîne YouTube.
Il s’inscrit dans une tradition de critique politique et médiatique assumée, revendiquant une lecture souverainiste et républicaine des affaires publiques.
Son propos se distingue par une solide culture juridique et historique, qu’il mobilise pour analyser institutions, conflits internationaux et fonctionnement des médias.
Il adopte un ton volontairement polémique, cherchant moins le consensus que la confrontation argumentée.
Cette posture lui vaut une audience fidèle, sensible à son discours de rupture avec les narratifs dominants.
Ses analyses, même contestées, participent à la pluralité des points de vue dans l’espace public. Il apparaît ainsi comme un observateur engagé, plus commentateur critique que prescripteur politique.
Note établie par recours aux archives sur la toile.













TERRORRISME À BASCULE
L’amphibologique Macron a tonitrué à voix basse une déclaration compassée: selon lui, la tuerie de Trappes, constituerait un «tournant», car, assène-t-il, «c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants en raison de leur religion ou de leur couleur de peau supposée» – on appréciera au passage la saveur myope d’une couleur de peau «supposée»…
Les propriétaires de l’Élysée ont aussitôt entendu canaliser un peu mieux l’énormité dégorgée par le locataire, et celui-ci s’est empressé de signaler que, non, décidément et encore une fois, il veillait à ce qu’une mauvaise polémique ne vienne se saisir d’un pareil propos et qu’il n’avait jamais entendu dire ce que l’on avait enregistré.
Maladresse de crétin? Assurément, mais pas tout à fait. Seulement, il y a eu précipitation. En réalité, contrairement à ce que les commentateurs divers et variés tentent de laisser croire, cette déclaration est une formule réfléchie et mûrie, longuement préparée depuis des mois, dans l’espoir (et/ou la préparation) d’un attentat d’un genre tel qu’il y aura moyen d’en coller la responsabilité – au moins, morale – à ce courant socio-politique dont les principales orientations emportent l’adhésion des Français, quand les instituts de sondage interrogent les populations: entre 55% et 85%, selon les questions soulevées.
Ainsi donc, il y a lieu de marteler ceci: le Macron a fait cette déclaration solennelle pour la raison que celle-ci n’attendait que l’occasion fomentée pour se payer le luxe satisfait d’être claironnée.
On devrait être capable de se remémorer combien de fois les pouvoirs en place se sont montrés capables de recourir à des «petites mains» pratiques et autres factotums d’«événementiel» afin de réorienter une opinion publique un instant trop pertinente.
Il y a ainsi tout lieu de s’autoriser à envisager le désespérant Kevin T., habitant Plaisir et parcourant Trappes – sorte de plaisant trappiste, en somme –, de l’envisager donc comme ayant commis son petit attentat précisément au moment présent de l’actualité sociale. Seulement, comme il arrive assez souvent, il s’est glissé un grain de sable dans la dégaine mise en branle: le calibre Macron s’est encore enrayé et n’a pas fait feu exactement comme il était attendu: tout emporté par l’aubaine, il n’a pas pu se retenir d’épaissir la ficelle tirée…
Il faut dire que «les Services» – selon la formule idiotement consacrée – ont été les premiers à se bousculer au portillon en déclarant immédiatement qu’il s’agissait d’un acte terroriste et le Parquet national antiterroriste de saisir la Sous-direction anti-terroriste (SDAP) avec un empressement beaucoup trop hâtif pour être honnête. Par-dessus le marché, sans l’ombre du moindre début d’enquête, la circonstance aggravante de racisme est retenue d’emblée.
Et voilà que, aujourd’hui, la distillerie médiatique fait couler les premières gouttes sérieuses du suc recherché en rendant public le résultat livresque des perquisitions, à savoir: Mein Kampf, La Bible, Le Coran. Y aurait-il quelques autres bouquins épars dans la tanière terroriste? On ne sait.
Mais qu’est-ce qu’une telle bibliographie choisie entend-elle signifier? Qu’il serait indifféremment, concurremment ou simultanément, «néo-nazi», «intégriste chrétien», «islamiste-islamophobe»?… Eh bien, non! Cela ne signifie rigoureusement rien, sauf à ce que moi-même et quelques autres gugusses cultivés se trouvent instantanément logés aux mêmes enseignes supposées, en vertu de la détention coupable de certaines éditions en volume – ma bibliothèque en compte autour d’une dizaine de milliers… Aussi, cet homme détenait-il d’autres livres ou ceux-ci seulement? S’il plaisait aux as de l’information de s’intéresser à la lecture.
Dans cet embrouillamini délibéré, bienheureusement, le Macron de service n’a pas manqué de faire joujou et assaut d’imbécillité, si bien que, à son habitude, il a encore gagné. Sa précipitation d’adroit pilote de scooter des mers, aggravée par sa débilité congénitale assortie de sa moumoute un poil de traviole, lui a même fait lancer ce «pour la première fois» ravageusement malencontreux.
Mais ne désespérons pas les burlingues de Billancourt: le relais sera assurément repris en bonnes mains, par la gauchisterie galopante, de Nuñez à Glucksmann en passant par les Panot-Bompard.
Il se trouve déjà que l’inénarrable ministré reconfirmé Nu-Niais a incidemment signalé, au soir du 24 octobre, je cite: «On a observé dans au moins deux villes, à Nice et à Montpellier, des militants de l’ultradroite qui cherchaient à s’affronter avec des militants de l’ultragauche.» Ce qui, pour le moment, n’a pas été commenté, du moins, pour ce que j’en sais à cet instant matinal du 25 octobre. Mais cela n’en a pas moins été subrepticement introduit dans la préparation culinaire, certainement pour anticiper sur la constitution de «milices d’autodéfense» dont on pourra dire qu’elles sont le fait de ladite «ultradroite» – bras armé du RN, comme il conviendra de n’avoir pas même à le démontrer.
Soyons absolument certains que, en ce moment même, sont scupuleusement complotés les éléments constitutifs d’une infraction électorale dont l’populo pourrait se rendre prochainement coupable, du chef de deux délits à la fois:
1. si vous vous laissez aller au vent du RN, vous récolterez la tempête LFI;
2. si vous votez RN, votre bulletin entend valider par anticipation les violences des groupes d’autodéfense susceptibles de se constituer alors…
Mais ce n’est pas tout – infect populiste de populo –, synthèse de ces prémisses:
3. si vous votez RN, en somme, vous allez mettre dans la rue une espèce de guerre civile opposant les divisions des deux extrémismes…
… ou, plutôt, il faut le préciser à nouveau, non deux, seulement, mais trois – Nom de Nom !!! N’allons pas oublier dans la bagarre le méchant fusible Kevin T., opportunément détenteur des 3 symboles mêmes de ce qu’il faut exclusivement redouter par les temps qui courent: Mein Kampf, Bible et Coran; c’est-à-dire, pour tout dire et le bien dire, nazisme et religion. Les deux derniers termes se trouvant ainsi étroitement associés et, précisément, dans l’idée des «extrêmes», LFI valant RN et réciproquement, ce qui est aussi fallacieux que l’équation nazisme=religion… Ontologiquement fallacieux, faudrait-il adverbier, anthropologiquement, même, car on aime à fricoter avec les grands mots en improvisant les remèdes contrefaits, mais simplement fallacieux car, si le nazisme fut une contre-religion caractérisée, le RN représente un tant soit peu la «contre-révolution», du moins, par contraste avec l’avorton de «révolution» dont LFI est grosse, caricaturalement, certes, mais tout aussi méchamment cependant que le fut la Terreur de 1793 et celles suivantes de ses émules.
Dans cette chausse-Trappes tout entière mise sous nos pas, du Macron au Mélanchon, en passant par les gentils commentateurs du Club merrrrditerrané de gouvernement, il y a lieu de ne pas se laisser disperser et de tendre à nous rassembler, afin de forcer les zemmouro-retailleau et compagnie mal ficelés à s’attacher à un peu d’honnête intelligence face à la bêtise dont ils collaborent à l’ultime tentative de victoire.
Le Kevin T. n’est en rien un terroriste, mais il est employé, comme paravent devant le terrorisme réel organisé par les tenants bureaucratisés des libéralismes socialo-communistes associés dans le maniement varié des troupes racailles des banlieues «racisées», des troupes racailles des militants de «l’arc républicain», des troupes racailles des activistes de plateaux télé, des troupes racailles des bureaux politiques calfeutrés dans leurs antichambres encore douillettes…
Dans les affaires de «violence» et de «terrorisme», j’invoque désormais la mémoire de Quentin Deranque, un point c’est tout! … tout en me rappelant Bébert de Maubert et son cri de guerre bien complet:
«Vive Dieu, la France et le Roi!… Pour le reste, allez vous faire foutre!»