
Cet entretien – réalisé par Pierre Builly sous le nom de plume de Pierre Lambot – est paru dans Je Suis Français, mensuel papier, n° 59 de décembre 1982. Nous le publierons en trois parties, demain et les jours suivants. Il nous rappelle quel grand romancier fut Vladimir Volkoff dans la seconde moitié du siècle dernier, ainsi que son engagement de jeunesse dans les milieux de l’Action française et son royalisme profond, de sentiment comme de raison. Un rappel utile pour les anciens, et une précieuse information pour les jeunes générations, afin qu’elles mesurent le rayonnement du royalisme français jusque dans les décennies récentes. — JSF
Vladimir Volkoff
Un grand écrivain français d’origine russe
Vladimir Volkoff (1932-2005) fut l’un des écrivains français d’origine russe les plus marquants de la seconde moitié du XXᵉ siècle.
Né à Paris dans une famille d’émigrés russes, il resta profondément attaché à ses racines, à la culture russe et à la tradition orthodoxe.
Romancier, essayiste et intellectuel engagé, il plaça l’identité, le pouvoir, l’espionnage et le combat des idées au cœur de son œuvre.
Royaliste assumé et homme de tradition, il occupa une place singulière dans le paysage intellectuel et littéraire français.
Il connut un grand succès avec Le Retournement, couronné par le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1979.
Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent également Le Montage, L’Interrogatoire, Les Humeurs de la mer et Le Berkeley à cinq heures.
Fin connaisseur des mécanismes de désinformation, d’influence et de manipulation, il en révéla très tôt les ressorts politiques et psychologiques.
Sa double culture française et russe, son expérience militaire et sa connaissance des rapports de force internationaux nourrirent une œuvre puissante et originale.
Traduit et largement lu, Vladimir Volkoff demeure une grande figure du roman d’espionnage et de la réflexion sur la guerre de l’information.
Entretien paru dans Je Suis Français, mensuel papier, n°59 de décembre 1982.












