
Par Marc Vergier.

Je n’ai jamais cessé de critiquer cet « État de droit » ni compris pourquoi les juristes sérieux l’utilisaient. Foireux, mal traduit de l’allemand, parasite, mal défini, impossible à retraduire pour les anglophones. Ceux-ci ne l’emploient d’ailleurs pas, ou entre guillemets, tel un barbarisme. Il y avait déjà du « Brexit » dans l’air. Pour eux, il n’y a qu’un maître-mot, le « rule of law », le règne de la loi. La loi, c’est la loi, il n’y en a pas deux, un peu comme le décalogue. Et l’État, c’est l’État, une machine, un monstre froid et menaçant que la Loi doit inspirer pour ce qu’il doit faire et « surveiller », pour le reste.
La Loi, que nul n’est censé ignorer, protège autant que faire se peut contre les délinquants et les despotes. Le B.A.-BA. Tout le monde comprenait. C’était avant Olivier Duhamel et son Projet de Constitution européenne de 2005.
Chez nous, il n’y a guère, la Loi était l’édifice dominé par la Constitution, elle-même déclinée en de multiples étages. C’est ainsi, tant bien que mal, que nous avons fonctionné. Avant les Constitutions, il y avait les Lois du Royaume, moins ambitieuses, peut-être, mais cohérentes, un peu comme dans le système anglais.
L’État de droit, drapeau des putschistes
Cette Toussaint polonaise me confirme dans mes pires préventions. L’État de droit est devenu le drapeau des putschistes contre celui du Président constitutionnellement élu. Un second maître-mot pour le bazar bruxellois. Comme ce second drapeau étoilé qu’on glisse partout pour égarer les esprits. L’État de droit, c’est la négation de la Constitution, au bon plaisir des eurocrates et des eurodingues. Tout s’éclaire quand le système s’expose au grand jour, comme en cette veille de Toussaint. Halloween et faux drapeau contre Loi, peuples et nations.
La transparence, même projet, même poison
De même, on nous intoxique, tuant bon sens, lumières, logique et vérité, avec cette diabolique « transparence ». Ne rappelle-t-elle pas la « connaissance du bien et du mal », cette illusion inventée pour dynamiter l’Éden ? Quand le secret, l’anonymat et l’irresponsabilité règnent, on nous fait croire à la transparence. Même projet, Même projet, même poison : le B à bas. o ■oMARC VERGIER
https://ripostelaique.com/etat-de-droit-contre-libertes-politiques-laffaire-polonaise/
Lire dans JSF…











