
« …..Ce n’est pas en mon nom seulement, c’est au nom des patriotes belges, du peuple belge, que je
viens demander aussi la réunion de la Belgique. Je ne demande rien à votre enthousiasme, mais tout à
votre raison, mais tout aux intérêts de la République Française. N’avez−vous pas préjugé cette réunion
quand vous avez décrété une organisation provisoire de la Belgique. Vous avez tout consommé par cela
seul que vous avez dit aux amis de la liberté: organisez−vous comme nous. C’était dire: nous
accepterons votre réunion si vous la proposez. Eh bien, ils la proposent aujourd’hui. Les limites de la
France sont marquées par la nature. Nous les atteindrons dans leurs quatre points: à l’Océan, au Rhin,
aux Alpes, aux Pyrénées. On nous menace des rois!
Vous leur avez jeté le gant, ce gant est la tête d’un roi, c’est le signal de leur mort prochaine. On
vous menace de l’Angleterre! Les tyrans de l’Angleterre sont morts. Vous avez la plénitude de la
puissance nationale. Le jour ou la Convention nommera des commissaires pour savoir ce qu’il y a dans
chaque commune d’hommes et d’armes, elle aura tous les Français. Quant à la Belgique, l’homme du
peuple, le cultivateur veulent la réunion. Lorsque nous leur déclarâmes qu’ils avaient le pouvoir de voter,
ils sentirent que l’exclusion ne portait que sur les ennemis du peuple, et ils demandèrent l’exclusion de
votre décret. Nous avons été obligés de donner la protection de la force armée au receveur des
contributions auquel le peuple demandait la restitution des anciens impôts. Sont−ils mûrs, ces
hommes−là ?
De cette réunion dépend le sort de la République dans la Belgique. Ce n’est que parce que les
patriotes pusillanimes doutent de cette réunion, que votre décret du 15 a éprouvé des oppositions. Mais
prononcez−la et alors vous ferez exécuter les lois françaises, et alors les aristocrates, nobles et prêtres,
purgeront la terre de la liberté. Cette purgation opérée, nous aurons des hommes, des armes de plus. La
réunion décrétée, vous trouverez dans les Belges des républicains dignes de vous, qui feront mordre la
poussière aux despotes. Je conclus donc à la réunion de la Belgique…. »












Henri sur Jean-Paul Brighelli : « Rendez-nous Mazarin…
“Il y a eu la fronde quand même, cette résurgence vivace des révoltes nobiliaires, cette alliance…”