🗣️ »Moins on a de mots, moins on voit les choses. »
👉Alain Finkielkraut alerte sur la « fragilité » de la langue française qui pourrait « devenir un pur moyen de communication ».
📺(Re)voir l’émission en intégralité sur France tv : https://bit.ly/3AN3fG2.












Belle et juste tirade d’A. F.
Ceux qui pratiquent la langue anglaise savent son appétit pour les mots, quelle qu’en soit l’origine, mais aussi son conservatisme ardent. Cette passion est commune à un très large public La croissance en volume des dictionnaires et la qualité générale des productions linguistiques en témoignent. 100 fois j’ai eu la surprise d’y découvrir des vieux mots français que nous avions abandonnés aux oubliettes.
Quel contraste avec la tendance générale ici, nourrie de snobisme et d’ignorance assumée. Éliminer discrètement les mots vieillis et, stimuler les ventes des « nouveaux » dictionnaires en claironnant l’ « entrée » des mots à la mode est une de ses manifestations.
Une image me semble illustrer ce contraste : Les dirigeants Français et Anglo-Américains se rejoignent quand il s’agit de changer fréquemment le nom des produits et des sociétés. Stimulation artificielle et effacement des traces contribuent à « éduquer » (c’est le mot de leurs « com »-plices ) leur clientèle tout en la déboussolant. Mais dès qu’il s’agit des matières nobles telles que l’histoire et les institutions politiques, c’est le conservatisme le plus vétilleux qui prévaut, autant au Royaume unie qu’aux USA. En France, à l’exemple de la valse des intitulés ministériels, c’est l’absolu inverse : les dirigeants français sont, pour un large part, des effaceurs de traces invétérés, et des camelots dans l’âme.