
Par Jean de Maistre.
L’ouvrage que Jean-Christophe Buisson et Jean Sévillia viennent de publier — Les Guerres civiles, de la Renaissance à nos jours — ainsi que la recension que JSF en a donnée*, ont inspiré à Jean de Maistre les fortes réflexions qu’on peut lire ici.

Une société fragmentée et conflictuelle
S’il y a un jour des conflits violents en France, ils ne relèveront pas de la guerre civile mais de la guerre avec des allogènes qui ne sont français que sur le papier et dont bon nombre disent de plus en plus haut leur détestation de notre pays, qui n’est pas le leur.
Le « vivre-ensemble » est un mythe, les sociétés multiculturelles sont des sociétés fragmentées et multi-conflictuelles. Quiconque connait un peu les USA sait que dans cette société, ça ne marche vraiment pas, il suffit pour le montrer de prendre n’importe quelle grande ville américaine, comme Los Angeles, où si vous êtes chicanos, il n’est pas prudent de prétendre s’installer dans le quartier noir de Compton, mais si vous êtes noir, vous ne serez pas le bienvenu à Koreantown et toujours si vous êtes noir, si vous circulez dans les ghettos blancs et richissimes ( et votant massivement démocrate ) de Beverly Hills, Bel Air ou Pacific Palissades, vous avec intérêt d’être au volant d’une voiture de luxe, signe de votre appartenance à la bobocratie, sinon, vous être contrôlé dans les cinq minutes par une voiture du LAPD ou d’une compagnie privée de sécurité.
Les seules hispaniques qui peuvent y circuler à peu près tranquillement sont les domestiques de la riche bourgeoisie de gauche qui peuple ces quartiers. Si vous êtes blanc et si vous voyez s’installer des noirs ou des hispaniques dans votre quartier, vous pratiquez le « white fly » pour rester entre vous.
Le centre de Washington à la nuit tombée est peu sûre, les blancs aisés vivent dans les banlieues résidentielles et protégées. Le prétendu melting-pot américain, c’est une société où les communautés vivent séparées les unes des autres en se regardant en chiens de faïence d’une façon plus ou moins hostile, où par exemple l’ancienne maire noire de Chicago refusait d’être interviewée par des journalistes blancs.
Le mythe du juridisme et ses conséquences
C’est vers cela que nous nous acheminons en France avec l’émergence du « nouveau peuple » selon Mélenchon. Les seuls Etats américains paisibles sont ceux qui sont ethniquement homogènes comme le Vermont.
Le prétendu vivre-ensemble c’est aussi la croyance qu’un simple bout de papier, en l’occurence une carte d’identité suffit à un allogène pour qu’il devienne miraculeusement français, alors qu’il ne partage ni notre histoire, ni notre culture ni les traits les plus marquants de notre civilisation occidentale.
C’est le mythe par excellence du juridisme républicain et libéral, qui croit que le droit a le pouvoir de changer le réel. Je connais une Française installée au Japon depuis plus de quarante ans, ayant épousé un Japonais, étant parfaitement japonisante, bi-nationale, enseignante dans une université privée de Tokyo, mais elle sait très bien qu’elle n’est pas ni ne sera jamais japonaise, elle ne l’est ni par la race, ni par des moeurs et coutumes intériorisées dès l’enfance et qui confèrent aux Japonais de naissance leur identité, pas plus que je ne pourrais devenir gabonais ou ivoirien.
Le communautarisme que nous voyons s’installer en France au détriment de notre pays révèlera très rapidement ses contradictions comme on peut le voir entre noirs gauchistes et maghrébins gauchistes ou entre immigrés algériens et marocains en conflit à propos du Sahara Occidental.
Nous risquons de voir aussi importés les multiples conflits inter-ethniques qui caractérisent l’Afrique. Ce qui nous attend, c’est une société de plus en plus déchirée et non le monde hallucinatoire créolisé et pacifié riche de ses différences que le wokisme et l’extrême-gauche et l’oligarchie mondialiste veulent nous faire avaler. Regardons l’Angleterre ou certaines parties de la Belgique pour comprendre ce qui nous guette.o ■oJEAN DE MAISTRE
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