
Par Yves-Marie Sévillia.
Cet article est paru le 17 avril dans Boulevard Voltaire, site ami à tous égards. L’on voit se constituer aujourd’hui toute une génération nouvelle de jeunes journalistes, influenceurs, politiques, géostratèges, philosophes, historiens et autres domaines où se forme l’esprit public, où se met en ordre de bataille et se réalise un nouveau bloc d’idées, plutôt que de perdre leur temps à s’adonner aux maladies infantiles d’un militantisme de niveau inférieur.
Une contre-élite peut s’y construire et finir par remplacer, un jour, celle qui tourne aujourd’hui le dos à la civilisation, à l’ordre, au Bien commun, à l’héritage national et au-delà.
Que cette apparition d’une potentielle élite de substitution à celle, faillie et rejetée, aujourd’hui dominante, perturbe, inquiète et mobilise cette dernière, acculée à défendre âprement sa survie, c’est de cela dont il s’agit dans cette affaire.
Que nous y soyons attentifs, acteurs, voilà l’aide que nous devons à ce vaste mouvement en train de grandir ! — Je Suis Français.

L’Ordre s’est constitué partie civile contre le patron de Frontières, après une délibération interne adoptée à l’unanimité.
Erik Tegnér sur le banc des accusés. Parce que le média Frontières qu’il dirige a osé mettre le doigt sur le juteux trafic de l’immigration massive. « Ils veulent nous empêcher de divulguer des informations », s’inquiète le journaliste.
Le crime : un magazine intitulé Invasion migratoire. ONG, avocats, juges, journalistes, passeurs. Les coupables dans lequel Frontières évoquait notamment les activités très lucratives de certains avocats devenus des professionnels de l’immigration et qui, dans leur domaine du droit des étrangers, s’attellent, qui pour une OQTF, qui pour le renouvellement d’un titre de séjour, à défendre les clandestins. Au point de contribuer, à leur manière, à la crise migratoire que traverse notre pays.
Le très à gauche Ordre des avocats
Ce jeudi 16 avril, Erik Tegnér était au tribunal correctionnel de Bobigny face à une dizaine d’avocats plaignants qui estiment avoir été « jetés en pâture » et avoir désormais « une cible dans le dos ». « On peut critiquer des avocats comme on peut critiquer qui que ce soit », estime Me Gilles-William Goldnadel, qui assurait avec Me Frédéric Pichon la défense de notre confrère.
C’est tout un monde qui s’est dressé comme un seul homme derrière les plaignants : le Syndicat des avocats de France, l’Ordre national du barreau, le Syndicat de défense des étrangers et le très puissant Ordre des avocats de Paris qui s’est constitué partie civile. Ce dernier, d’après les informations de Boulevard Voltaire, a pris cette décision la veille du procès, lors d’une délibération adoptée à l’unanimité. Or, qui défendait les avocats plaignants ? Un certain Me Raphël Kempf, membre du Conseil de l’Ordre et candidat La France insoumise à Paris, lors des dernières législatives de 2024. « Il y a très clairement une radicalisation, une gauchisation de l’Ordre », constate Gilles-William Goldnadel. L’avocat, ce jour-là, a notamment plaidé en faveur de la liberté d’expression, voyant dans ce procès « une énième manifestation de l’intolérance d’extrême gauche qui a une conception de la liberté d’expression à géométrie invariable ».
« Terrorisme intellectuel »
Erik Tegnér, « sidéré de la violence des plaidoiries » contre lui, dénonce un « procès politique ». « Nous étions pour eux l’ennemi public numéro 1 », a-t-il expliqué dans une vidéo, à la sortie de l’audience. Celle-ci a tourné au procès en nazification. « Les années 30 », les « croix gammées » : le vocabulaire ne laissait pas de doute quant à la dimension idéologiques des arguments des plaignants. « Vous parlez d’État profond, est-ce que ça n’est pas le signe d’un complotisme trumpien de votre part ? » « C’est un procès bâillon contre des journalistes, un détournement de la loi sur la presse et une procédure d’intimidation qui vise à restreindre tout débat public sur une question que les Français trouvent tout à fait légitime et politique. La portée d’une condamnation serait terrifiante pour le droit de la presse », commente, dans le JDD, Me Frédéric Pichon.
Gilles-William Goldnadel souligne, pour sa part, les propensions toujours plus grandes du « terrorisme intellectuel » que la gauche et l’extrême gauche font régner dans le pays de Saint Louis. « C’est effrayant. » o ■oYVES-MARIE SÉVILLIA
Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire














L’application de Me Gilles-William Goldnadel à défendre les horreurs commises au Moyen-Orient, dont tant de chrétiens sont victimes, me laisse très indifférent quant à ce procès.
Surtout lorsque ce polémiste dénonce « une conception de la liberté d’expression à géométrie invariable », lui-même promoteur de la très effrayante « loi Yadan », et ardent censeur/imprécateur de tout propos critique de sa seconde patrie.