Même si, en Espagne, le roi et la Couronne ne servaient strictement à rien, le grand nombre de symboles présents sur cette série de photos, pour autant qu’on les (re)connaisse et qu’on sache encore un peu le poids des symboles et leur puissance, il faudrait reconnaître que nous sommes là dans tout autre chose que ce qu’offre ou n’offre pas, aux puissances du sentiment du peuple français, la République, fille de la Révolution, de la Terreur et du seul pouvoir de l’Argent, sans histoire ni patrie. Reste le combat contre la modernité décadente et déclinante qui n’est pour l’instant gagné ni en Espagne ni en France. — JSF
Doña Sofía a présidé la cérémonie de prestation de serment au drapeau d’environ 360 civils, qui s’est déroulée dans le cantonnement de la Garde royale. La prestation de serment au drapeau est l’un des actes les plus solennels qui existent dans toute nation. À cette occasion, par un baiser au drapeau, se concrétise un serment ou une promesse d’obéissance et de fidélité au service de la Patrie, même au prix de sa propre vie.
À son arrivée au cantonnement de la Garde royale, Sa Majesté la Reine Doña Sofía a été accueillie par le chef du Quart militaire de la Maison de Sa Majesté le Roi, Eduardo Diz, ainsi que par le colonel de la Garde royale, Luis Alfonso Choya.
Ensuite, la Reine Sofía a reçu les honneurs militaires, a passé les troupes en revue, puis s’est rendue à la tribune royale, d’où elle a présidé la cérémonie de serment ou de promesse au drapeau de l’Espagne des plus de 350 civils qui en avaient fait la demande, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes. Après l’allocution du colonel de la Garde royale, un hommage a été rendu à ceux qui ont donné leur vie pour l’Espagne et l’article premier de l’idéaire de la Garde royale a été récité : « L’honneur de la Garde royale est de servir notre Roi. Nous le faisons avec loyauté envers la Couronne, une discipline extrême et une discrétion absolue. » La cérémonie s’est achevée par un défilé militaire et un moment convivial au cours duquel Sa Majesté la Reine Doña Sofía a pu s’entretenir avec le personnel ayant prêté serment ou fait promesse devant l’emblème national. o■ o PAGE FACEBOOK S.M. LA REINA SOFIA

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Je me permets de critiquer la première phrase: « Même si en Espagne, le roi et la couronne ne servaient strictement à rien… » Vous employez l’imparfait…le présent eût mieux convenu à exprimer votre pensée, me semble t-il…Si je ne me trompe pas dans mon interprétation, je ne suis pas d’accord avec vous.
Dans une démocratie constitutionnelle, le moins mauvais des régimes politiques, le Roi n’a pas le pouvoir: celui-ci est exercé par les élus. Le Roi et la Couronne sont au dessus du pouvoir politique. Ils exercent un service national unique par leur présence quotidienne au peuple dans les événements tristes comme dans les moments heureux.. Le Roi (ou la Reine) est à l’écoute, au contact permanent avec son peuple; cette présence symbolique est très forte: elle permet au people de constater que « Nous sommes un peuple uni autour de notre Roi ». Aucun élu ne peut réaliser ce service national.
L’imparfait en question précédé d’un « même si » a valeur de conditionnel hypothétique. Pas d’un indicatif présent.
Outre le rappel du bon français opportunément formulé par Anne, il y aurait lieu de reprendre encore le fait que le mauvais grammairien précédent se permet de donner des leçons, non seulement dans cette langue qu’il ne maîtrise pas aussi bien qu’il voudrait le faire accroire, mais encore sur le fait qu’il puisse se sentir obligé d’introduire son désaccord idéologique par de la conjugaison «inappropriée», comme qualifie l’euphémisme devenu à la mode pour évoquer ce que des règles non écrites imposent de ne plus oser formuler clairement ; mais un chat et un chat, n’en déplaise aux féliphobes, et la royauté, par nature originelle, fondamentalement contre-démocratique, n’en déplaise aux fripons et aux faquins enivrés de suffrage universel.
Bien vu JSF. Les trois précédents commentaires sont sans profondeur politique, pour ne pas dire hors sujet.
Pour qu’il y ait Nation française, il faut un peuple de France et un souverain capable et respecté.
Nous n’avons ni l’un ni l’autre. Notre actuel président rêve de l’Europe ce machin et du mondialisme marchand.
Oui la révolution et ses terroristes ont fait du mal aux esprits du peuple de France , mais ôtez moi d’un doute.
C’est bien nos ancêtres les Gaulois qui ont inventé pratiquement tous les outils: en agriculture , en construction d’habitat, dans l’habillement, la mode car ils étaient élégants et colorés face aux Grecs et aux Romains qui portaient la toge blanche ou beige . Ils ont aussi inventé le casque protecteur des cotés de la tête, la protection de maille, la courte épée , celle que les soldats romains portaient.
Qu’est ce qui fait que depuis cette grande civilisation , nous nous flagellons, à dire que les Romains étaient meilleurs, puis ce fut le tour des Nordiques , puis celui des Germains , cette fois ce sont les Africains ou les Islamistes . Qu’est qui nous pousse a abandonner, pire repousser, les valeurs intrinsèques de nos ancêtres, jusqu’à accepter sans mot dire notre actuelle désindustrialisation, notre disparition en tant que nation, en tant que peuple.
La France géographique est coupée en deux par la Loire. La France des esprits s’il en restent peut vouloir encore un souverain venu du Nord , un Germain, mais le grand Sud a besoin de se retrouver et de reprendre son destin en mains.
L’Espagne n’a pas besoin de nos commentaires, les Espagnols sont aussi multiples que nous mais ils sont avant tout Espagnols.
Quant le matin vous vous regardez dans le miroir , demandez vous: qui vous êtes, d’ou vous venez, ou vous allez. Et surtout pourquoi j’accepte que tous les autres peuples me domine et que vos gestionnaires vous ruinent. .
Accepter d’être fier de nos ancêtres dits Gaulois et être fier d’être devenu Français permettrait de se sentir mieux dans sa peau.
Je crois qu’Anne et David Gattegno ont raison, mais je pense aussi qu’il ne faut pas faire de peine à Noël Hugues (ou Hugues Noël, j’ignore l’ordre à respecter), parce que ses erreurs ne sont pas tout à fait de sa faute. Elles sont de facture nafiste ou nariste, où survivent encore quelques messieurs âgés – par les idées plus que par les ans – qui croient que la monarchie sera restaurée à la suite d’une réclamation majoritaire et spontanée du peuple français, et de paisibles élections — législatives, présidentielle, ou tout ce qu’on voudra de très « démocratique ».
Ensuite, tout ira tellement bien que les partis pourront gouverner pour le bien commun, l’ordre régnera et le roi, coq en pâte — ou roi fainéant — fera de la représentation.
En 1987, à Amboise, pour le millénaire capétien, je puis certifier au brave Noël Hugues, parce que j’y étais, que le comte de Paris, grand-père de l’actuel comte de Paris, avait rejeté publiquement un tel modèle, en précisant — ce qu’ignorent les vieux messieurs de la NAR — que les Français n’accepteraient jamais un chef de l’État qui fût une potiche.
Les pouvoirs que la Constitution de 1958 confèrent au chef de l’État lui auraient convenu, d’autant que le Prince pensait que De Gaulle avait fait cette Constitution pour lui. Il l’a dit aux journalistes ce jour-là…
Pauvre Noël Hugues !
J’accepte la correction d’Anne…Je suis un des » vieux messieurs de la NAR » car je m’approche des cent ans..et j’ai encore beaucoup à apprendre; le temps me manquera…Mais je viens quand même d’enrichir ma science de deux mots nafiste et nariste!
Décidément je suis obligé de reconnaître que je suis encore plus âgé par les idées que par les ans ! Pauvre de moi en effet!
Quant à ce que pensait le grand père du Prince Jean,, nous pouvons relire ce qu’il en dit dans « L’avenir dure longtemps » publié, je crois, en 1987 à l’occasion du millénaire capétien, du sacre d’Hugues Capet dans la cathédrale de Noyon après avoir été élu par les grands à Senlis…
Que diriez-vous d’une élection du chef de l’État par les seuls membres de l’Institut (nos Grands de Senlis , notre Conclave ?). Un age canonique serait exigé et la durée du mandat pourrait être portée à sept ou même dix ans ?
Idée parfaitement utopique. Nous avons une famille royale, restaurons-la ; ce ne sera pas plus difficile ou chimérique que la monarchie élective qui est proposée ici.
Ce que j’en dis moi, à ma petite échelle, c’est que l’idée de Marc Vergier va dans la bonne direction. Les Grands de Senlis ont fondé un ordre, un régime, qui a duré sept ou huit siècles. Avec leurs hauts et leurs bas, leurs troubles et leurs périodes tranquilles et heureuses. Avec des reculs mais vue sur la longue durée des huit siècles susdits une courbe remarquablement ascendante. L’inverse du cycle révolutionnaire suivant. Quant à l’Église romaine, parfaitement adémocratiquer, son collège des cardinaux (non élus, créés) le conclave chargé de l’élection du Pape ad vitam, elle s’est doté d’institutions qui durent depuis disons deux mille ans. Et qui marchent encore !
À côté de ces deux merveilles, je trouve que très clairement, nos institutions de misère sont d’une pauvreté qui fait pitié. Oui, pitié. Voyons ou elles nous ont menés ! Point final.
Je trouve curieux, malgré mon désaccord de fond avec Noël Hugues, que ses contradicteurs se montrent à ce point incapables d’argumenter calmement, sans attaquer leur interlocuteur.
Merci Anne pour votre manifestation d’intérêt., Pensons à l’élection de Léon XIV : quelques jours d’une « campagne » dans les cercles concernés, 24 heures de conclave et l’immense ferveur populaire. Quel contraste avec la dispendieuse foire aux bestiaux qui va se tenir tous les prochains mois: grands frais, grand bruit, tricheries et entourloupettes diverses, l’électorat traité avec mépris, désinformé, manipulé, piégé. Quant aux nombreuses bouses qui en résulteront, on en connait d’avance le fumet.
À G. Legrand, je rappelle que les Cardinaux sont libres d’élire un non-cardinal, un laïc, si nécessaire. Les membres de nos nombreuses Académies (sciences, inscriptions et belles lettres, sciences morales et politiques…) tous nommés ad vitam pourraient donner sa chance à un représentant de la famille royale. CDD d’abord, CDI si affinités.
Sans aller aussi loin, nous serions, au moins pour cette élection, libérés de l’étouffant et délétère jeu des partis.
Mais comment ne vous rendez-vous pas compte du caractère chimérique de ce projet ? Assurément, ce serait souhaitable, et bien préférable à ce que nous connaissons aujourd’hui. Mais ça n’a aucune chance d’être mis en œuvre.
Grégoire Legrand a assurément raison… Certes, mais d’autres peuvent avoir raison à leur tour. C’est-à-dire qu’il y a lieu – pour chacun de nous, votre serviteur compris – de ne pas nous laisser aller à un enfermement dans une ou des «opinions» devenues individuelles, susceptibles de nous paraître rassurantes parce que nous aurions su dégager divers arguments à brandir pour la défense ou à opposer aux détracteurs.
L’écueil fondamental auquel nous nous déchirons la coque tient à la vilenie cartésienne du «système» : d’abord, au sens philosophique de la raison érigée en juge de paix, sous le nom usurpé de «bon sens» ; ensuite, parce que, par construction géométrique, n’importe quel «système» philosophique consiste en un argumentaire «révélant» sa raisonnable pertinence ; enfin, parce que la seule chose qui valide n’importe quel système, c’est la capacité qu’aura chacun d’eux d’«en imposer» et, partant de «s’imposer».
Pour le moment, Descartes a vaincu ; on oublie Leibniz ; et le démocratisme s’est installé, définissant une seule conception de la «votation» (comme on dit encore en Suisse) : suffrage universel.
C’est l’outrecuidance de l’épithète («universel») qui salit tout ce qui suit ; pour cette raison indiscutable que, seul, un réel univers pourrait prétendre à une telle qualification. Or, le mot «univers» est nécessité par le fait qu’il est une définition en lui-même.
Moyennant quoi, tout ce qui prétend à l’«universel» se considère comme constituant un univers – voire, le seul univers –, ce qui, raisonnablement, revient à se déclarer «religieux», mais sans aucune LIAISON avec quelque chose qui serait supérieur à la condition considérée, à savoir, en l’occurrence, celle humaine. Il ne reste plus qu’à définir celle-ci – fût-ce expéditivement –, par exemple selon les deux premiers principe mis au point, suivis du premier devoir supposé impliqué d’emblée : «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.»
Le tout étant d’observer comment cela se passe dans la pratique humaine : première condition nécessaire : la surveillance… En effet, pour peu que, aussitôt dit, la pratique n’apparaisse pas immédiatement inspirée à chacun des composants de cet universel déclaré, il y a nécessité d’une police de l’universalité. Bref, première création devenue nécessaire au système : le flic, dépositaire de la «violence légitime». Mais, ce flic-là n’est pas n’importe lequel de ces représentants de l’ordre que l’Ancien Régime a bien dû connaître aussi ; le flic républicain représente un «ordre» en continuel changement, pour cette raison que, dans les faits, la société prétendue «idéale» ne saurait se constituer dans la spontanéité de l’infantile «Déclaration universelle des Droits de l’Homme». En ce sens, la doctrine du régime communiste était plus au point que celle de la mieux venue des «démocraties modernes», puisque le communisme admettait ne toujours pas être instauré et, d’une certaine façon, ne pas pouvoir l’être réellement, d’où l’imbécilité des «lendemains qui chantent» quotidiennement trompetés…
Il n’y a pas «plusieurs» vérités, il n’y en a qu’une et une seule («Dieu est Dieu, Nom de Dieu!», «Aucun Dieu sinon Dieu», etc.), vérité servie dans la «condition humaine» dans le cadre de nuances variées, selon les RACES (c’est un mot interdit, parce qu’il reflète la plus puissante des réalités qui nous conditionnent après celles cosmologiques de l’espace et du temps et celles, “ontologiques”, du sexe), selon les races, donc, pour commencer, puis selon les conditions respectives des diverses castes d’individus… Bref, on m’aura compris.
Total, dans tous les cas électifs (suffrage censitaire, régional, corporatif ou autres manières de réserve du droit de vote), il s’agit de définir le cadre de l’exercice et, par conséquent, jusques et y compris pour le cas dit «universel», certaines voix seront exclues, en raison de conditions «légales» : nationales, par exemple, ou régionale, etc.
L’européisme «tâche moyen» de truquer les différents systèmes démocratiques en feignant de favoriser l’échelon «régional» pour mieux imposer l’étape d’un «fédéralisme» (d’ailleurs, falsifié), ouvrant la voie à la définition – obligatoire à recevoir – du monde moderne tenu comme «univers» indépassable : «Paradise now», tel était le titre adopté par le “Living theatre” pour le spectacle qui fit inutilement scandale à Avignon, autour de 1968.
Plus odieux que le communisme : l’anarchisme théâtral. Et l’on ne veut pas s’apercevoir que c’est la doctrine nécrotique de ce dernier qui se répand maintenant… Jusque dans nos rangs royalistes, dans lesquels on peut trouver des personnes remarquables «en pincer» pour Guy Debord, Raoul Vaneighem et autres apparentés «situationistes», toute gangrène libertaire – encore qu’il faudrait dire PSEUDO-libertaire, mais c’est un autre débat –, pareille gangrène est venue paralyser nos jambes.
Pour conclure plus directement, maintenant : toute espèce de «collège d’électeurs» ne saurait être déterminé que par lui-même, en raison du fait qu’il se conçoit comme le reflet paraissant dans l’humanité de principe(s) supérieur(s) à la condition humaine ; sa «légitimité» ne peut donc en aucun cas relever d’une quelconque humanité.
Je rappelle au passage que les cardinaux ne sont en aucun cas individuellement «libres» de quoi que ce soit, tout au contraire, ils sont intégralement SOUMIS à un ordre fabuleusement supérieur : l’Esprit Saint !
Tout «collège électoral» n’a de validité réelle que s’il se soumet à ce que l’on pourrait appeler une «déclinaison sociale» de la Sainte Présence . D’où la soumission du Temporel au Spirituel et, par conséquence providentielle, l’accès à l’Esprit susceptible d’être réservé au temporel, à «qui» nous sommes contraints…