
Dans un communiqué conjoint, Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer insistent sur le fait que la ligne de contact actuelle devrait constituer le point de départ des négociations pour mettre un terme au conflit entre la Russie et l’Ukraine

L’OEIL DE BRUXELLES – Dans une déclaration commune, dimanche 7 juin, Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer ont soutenu la proposition du président ukrainien d’un “dialogue direct” avec Vladimir Poutine. Ils appellent également à renforcer les capacités de défense ukrainiennes.
« La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne soutiennent la demande de Volodymyr Zelensky visant à entamer des négociations directes avec Vladimir Poutine », entame la Rai.

« Réunis dimanche 7 juin à Londres » [BFM TV], « les dirigeants français, allemand et britannique ont [appuyé] la proposition du président ukrainien, avec la ‘participation active des États-Unis et de l’Europe‘ – afin de parvenir à un cessez-le-feu et de soutenir la poursuite des négociations« . Dans un communiqué conjoint, Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer, insistent sur le fait que « la ligne de contact actuelle devrait constituer le point de départ des négociations » [Euronews], ajoutant que « les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force« .
« Le président russe a répondu ne pas en voir ‘l’intérêt’ tant qu’un accord pour mettre fin à la guerre n’aura pas été négocié en amont » [Sud Ouest].
Renforcer les capacités de défense

Alors que « les ministres de la Défense de l’UE se réunissent [ce] lundi à Chypre pour des pourparlers sur un soutien militaire supplémentaire à l’Ukraine » [Der Tagesspiegel], les dirigeants français, britannique et allemand ont « souligné l’urgence d’augmenter la production d’intercepteurs et de codévelopper des capacités de missiles antibalistiques et de frappes en profondeur« , relate Euronews.
« Volodymyr Zelensky, qui a annoncé qu’il allait rencontrer [aujourd’hui] le roi Charles III, avait appelé sur X avant la réunion à une ‘plus grande coopération pour la sécurité de toute l’Europe dans le domaine de la défense aérienne‘ » [La République des Pyrénées].
Comme le rappelle le Tagesspiegel, « indépendamment des plans de Moscou, l’Ukraine continue de se défendre avec de nouvelles armes« . « Même si [Kiev] a reçu moins [de matériel] des États-Unis en plus de quatre ans de guerre que ce qui avait été récemment consommé au Moyen-Orient, le pays [n’est] pas sans défense« , poursuit le quotidien allemand. « ‘Nous avons appris et produit ces dernières années‘, a déclaré le chef d’État ukrainien à propos des nouvelles capacités de drones de l’Ukraine« .
Les avoirs russes « immobilisés » jusqu’à la fin de la guerre

Au-delà de ces engagements, les dirigeants du groupe dit « E3 » ont indiqué que les avoirs russes « resteront immobilisés jusqu’à ce que la Russie cesse sa guerre d’agression et indemnise l’Ukraine pour les dommages causés par la guerre » [BFM TV].
En outre, ils ont insisté sur le fait que « les intérêts de sécurité de l’Europe doivent être préservés dans tout accord« , écrit la Rai. « Tout élément des négociations relatives à l’UE et à l’Otan doit être soumis à l’accord de l’UE et de ses États membres, ainsi qu’à celui des alliés de l’Otan« , précise le communiqué commun.
Ces déclarations interviennent dans un contexte toujours sensible. « Une frappe de drone russe a ‘partiellement détruit‘ [dimanche] un bâtiment sur un site de stockage de combustible nucléaire usagé dans la zone d’exclusion de la centrale accidentée de Tchernobyl, a indiqué l’opérateur nucléaire public ukrainien Energoatom sur Telegram » [Sud Ouest].
« Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a déclaré que ‘l’incident est profondément inquiétant car il s’est produit sur un site contenant de larges quantités de matériel nucléaire‘, selon un communiqué de l’agence » [La République des Pyrénées].
Dans le même temps, « l’Ukraine a récemment intensifié ses frappes de drones sur les territoires occupés et la Russie, en représailles aux bombardements russes. Les forces de Kiev ont affirmé hier avoir frappé les territoires ukrainiens occupés par Moscou et la région russe frontalière de Briansk, notamment des dépôts de carburants et un terminal pétrolier en Crimée annexée« , conclut Sud Ouest. o■ o J.-P. S.











