18 juin 2026
Le 18 juin 1940, de Gaulle lance son célèbre appel. 86 ans plus tard, deux intellectuels de la droite française livrent un débat sans concession sur son héritage.
Dans ce grand entretien exceptionnel sur Radio Courtoisie, Paul-Marie Coûteaux (Le Nouveau Conservateur) et Hilaire de Crémiers (Politique Magazine) s’affrontent sur :
• L’Appel du 18 Juin : acte de foi dans l’éternité de la France ou épisode plus complexe qu’on ne le dit ?
• La guerre d’Algérie : trahison ou réalisme inévitable ?
• La Ve République : un régime monarchique sans roi qui s’effondre aujourd’hui ?
• Mai 68, l’immigration, la décolonisation et l’influence anglo-saxonne
• Sa dernière phrase à Franco : « Vous avez réussi là où j’ai échoué » Un débat dense, vif et passionnant entre deux voix monarchistes et non gaullistes qui refusent les mythes officiels tout en reconnaissant la stature du Général. Thèmes abordés :
• 18 Juin 1940 • Résistance et premiers gaullistes monarchistes
• L’abandon de l’Algérie française
• Les limites de la Ve République
• Culture, immigration et souveraineté.
S’abonner, suivre ces émissions :












Là c’est un débat de haut vol et extrêmement intéressant. Merci aux deux intervenants. . Merci à JSF de l’avoir l’avoir repris. L’AF actuelles qui dit souvent n’importe quoi surtout à propos de la dernière guerre ferait bien de l’écouter.
Il me semble y avoir une très regrettable inversion de formule pour le sixième point mentionné («• 18 Juin 1940 • Résistance et premiers gaullistes monarchistes») ! Il ne s’agit pas de «gaullistes» qui auraient été monarchistes, mais bien de l’inverse : des monarchistes qui (à tort ou à raison) ont rallié de Gaulle… Ce qui n’a pas du tout le même sens, et ce, à bon nombre des égards qui peuvent suivre. D’ailleurs, le débat Crémiers-Coûteaux donne une belle illustration des conséquences néfastes de cette inversion, Couteaux se disant «peut-être même plus royaliste que […]» et taxant très impoliment Crémiers de «radotage»… C’est peut-être alors bien un gaulliste monarchiste qui s’exprime, car un authentique royaliste prendrait garde de ne pas se comporter de manière aussi constitutionnellement quinto-républicaine… Je me rappelle un débat d’il y a près de quarante ans entre les mêmes, organisé par ce que l’on appelait encore la «Coordination royaliste», dans l’arrière-salle d’un restaurant du Quartier latin : le mouchetage des fleurets semble s’être un peu usé, depuis… Dommage.
imbuvable, grossier et très incorrect envers H de Cremiers et plein de mauvaise foi Paul Marie Couteaux; mais impossible de toucher à la statue De Gaulle…Boutang (ami de mon pàre) en était bien revenu, comme beaucoup! PMC se montre sous un jour peu sympathique et il y a des faits qu’il ne veut pas voir, mais n apporte pas beaucoup de vrais arguments en face, mise à part sa grossiàreté.
Un débat bien anachronique. Que gagnons-nous à nous disputer autour de De Gaulle ? Laissons-le reposer en paix et occupons-nous de l’avenir.
J’avais envie de vous donner raison. Et puis j’ai écouté la vidéo. Et je ne vous donne pas raison.
Primo, parce que, si on vous suit, tout débat historique est anachronique, donc sans intérêt. Évidemment, ce n’est pas tenable.
Mais surtout, ce que j’ai entendu nous concerne pleinement aujourd’hui. Il faut écouter jusqu’au bout.
Notamment la discussion sur l’échec de la Ve République, et donc en un sens du Général De Gaulle.
Le récit par les deux intervenants de sa visite à Franco, tout particulièrement :
De Gaulle lui dit : vous avez réussi ce que je n’ai pas réussi à faire. Évidemment, la monarchie.
Cela nous concerne à fond ! Et cela explique ´l’échec des institutions de la Ve République.
PMC fait sur ce point une excellente analyse. Dommage qu’il soit parfois grossier…
Soit, je vous accorde que sur l’échec de la Ve République, une réflexion doit être menée (encore qu’il me paraisse un peu hasardeux d’en conclure à l’échec de De Gaulle lui-même). Mais discuter des qualités et défauts de De Gaulle comme s’il n’était pas mort et enterré depuis longtemps… ça me parait lunaire. Tout comme ceux (heureusement bien plus rares) qui débattent de la culpabilité d’Alfred Dreyfus. Nous avons mieux à faire, laissons les morts enterrer leurs morts.
Intéressant échange entre PMC et Hilaire de Crémiers l’histoire n’est jamais finie A suivre ce débat on songe parfois à la géniale pièce de Pirandello » chacun sa Vérité, » Qui a le fin mot de l’histoire, après tout c’est aussi la nôtre que nous tentons en vain de bâtir aujourd’hui, PM Couteaux, le chantre de la souveraineté perdue et à retrouver , ou Hilaire de Crémiers, le chantre de la fidélité à la parole donnée , qui seule donne son sens véritable à cette foi dans la France qui perdure et qui transcende nos querelles. Tous deux se mettent finalement d’accord pour dénoncer le germe niché au cœur de la République, cinquième du nom , germe laissé par paresse, qui lentement décompose notre régime et nous avec nous conduisant mathématiquement aujourd’hui à la g guerre civile, à moins qu’un sursaut se produise. De Gaulle aurait-il finalement manqué d’énergie dd ‘énergie , de courage , misant tout sur l’État et si peu sur la transmission de la culture, comme allant de soi, du souci d’incarnation à tous les niveaux. Le verbe ne suffit pas à fonder s’il n’est pas relayé.
Deux remarques :
1°) Piere Boutang dès 1961 et toute l’année 1962 fut un opposant décidé et farouche à la politique algérienne de Gaulle, l’abandon de cette terre au FLN, , rompit avec lui . Boutang la dénonça donc semaine après semaine dans son journal » Nation française » comme ses conséquences tragiques ( « péché mortel ») ; Il eût de lourdes amendes du pouvoir gaulliste. Il est exact qu’ensuite Pierre Boutang sans renier ses combats passés, se ralliera fin 1963 à la politique européenne du Général et à son refus de l’Europe intégrée, le refus de l’Otan,, et il lutta dans l’ espoir d’une restauration caressée, mais non mise en œuvre par de Gaulle.
2°) PMC pense que le nationalisme français peut se définir ou trouver sa voie, dans l’ opposition aux visées de l’Allemagne et que le traité franco-allemand aurait été une erreur du Général. Ce n’est pas si simple : d’abord on ne se définit pas par opposition mais par affirmation, par exemple la fidélité à sa vocation originelle de la France. ( Ce qui n’empêche pas de vouloir se protéger légitimement des actions extérieures déstabilisatrices ;( Par exemple la lutte nécessaire contre l’islamisme ne nous interdit pas de nouer des relations avec des pays arabes modérés.) Certes le traité franco-allemand n’a pas porté les fruits espérés, mais à qui la faute ? Son ambition cachée était de trancher le nœud gordien des relations franco-allemandes, analysé par René Girad dans son livre « achever Clausewitz
« La montée aux extrêmes « entre les deux pays fut favorisée par leur rivalité mimétique . Cette rivalité a conduit l’Europe à l’abime et l’a fracturée en profondeur. Ce qui est à noter, c’est que R. Girard voit l’origine de cette montée aux extrêmes chez nous, plus précisément dans la bataille d’Iena sous Napoléon Ensuite cette rivalité n’a cessé ensuite de rebondir jusqu’ à aujourd’hui.
Nev fallait-il pas prendre de la hauteur ? C’est ce qu’on fait de Gaulle et Adenauer en allant à Reims renouer avec les racines chrétiennes, précisément catholiques de l’Europe ; ensuite, cette reviviscence n’a pas eu lieu vraiment devant la sécularisation croissante de l’Europe, Il a manqué à l’Allemagne, pour jouer le jeu un Stefan Zweig , agnostique certes mais dont le cœur brûlait pour cette Europe enracinée. Et en Francle ? Pour un Robert d’Harcourt qui connait la culture allemande en qui préface le journal de la nuit de Theodor Hacker, ( le grand inspirateur de la résistance spirituelle et de son basculement, qu’avons -nous fait ? Ne somme nous pas trop idéologisés pour prendre le recul nécessaire ? Seule la vraie culture permet des fécondations réciproques, Songeons cette femme écrivain allemand, sans laquelle l’œuvre célèbre de Bernanos immergée dans notre histoire « dialogues des carmélites n’aurait pas vu le jour : Gertrud von le Fort, songeons à son amie Edith Stein, plongée au cœur de la philosophie allemande et de la tourmente, attentive au destin imaginée de la carmélite Blanche de la Force,, ( les autres Carmélites ont bel et bien existé !)pour devenir alors après son sacrifice patronne de l’Europe. David, bon concasseur, cite Novalis, on pourrait aussi citer Hölderlin, et pourquoi pas Rilke, certes autrichien, mais de langue allemande. Et puis nous en France avec notre idolâtrie de la nation républicaine, vue non comme une saine communauté de destin mais comme un projet idéologique mortifère datant de la révolution. N’avons-nous pas contaminé toute l’Europe, amorcé une guerre civile à son échelle depuis la révolution ? La réconciliation entre les deux pays était un geste fort, il est triste de voir que le monde culturel, souvent en déshérence, n’a pas vraiment suivi pour la nourrir. Etions-nous déjà épuisés ? Le wokisme est-il devenu notre horizon indépassable ? Et les sordides revanches politiciennes des uns et des autres ont pris le dessus. Et on peut alors distribuer les torts sur cet échec. Finalement c’est toute l’Europe qui en a souffert comme notre partenariat avec la Russie, relégué à un face à face avec les USA.
En France, Il existe un autre nœud gordien à trancher, et là-dessus, PMC et HDC sont heureusement d’accord.