
Un libre commentaire à propos de l’article publié dans Je Suis Français Monarchiste par légitime défense.
Par David Gattegno.

Très essentiellement et par-dessus tout, il y a nécessité fondamentale d’une INCARNATION ; et celle-ci doit simultanément procéder de la puissance des circonstances.
Cependant, il ne faut pas tenir pour secondaires principes et doctrine… Au fond, du reste, ils sont primordiaux, en tant que l’Incarnation procède nécessairement des principes et que c’est le processus lui-même qui fonde simultanément la doctrine. Ce qui est incarné, ce sont les principes et la doctrine ; autrement, il n’y a aucune incarnation qui tienne.
Il ne faut pas en arriver à confondre « doctrine » et « principes » avec « arguments ». Selon que l’on envisage les choses du point de vue des uns ou du point de vue des autres, les mêmes mots n’ont absolument pas la même signification.
À son origine, le royalisme n’est en aucun cas une « doctrine politique », mais le reflet, sur la surface de l’humanité, des principes non humains et l’application humaine de la doctrine divine.
La doctrine « royaliste » s’élabore sous l’assaut des événements et il n’existe de « royalistes » que parce qu’il y a eu révolution. Auparavant, il y avait le « très chrétien franc royaume de France » et les sujets de Sa Majesté. Les « pouvoirs » n’étaient nullement séparés ; mais il y avait distinction entre l’Autorité et le Pouvoir, le second étant soumis à la première.
On a pleinement raison d’en référer aux circonstances ; cependant, les circonstances sont présentes — et ce, depuis un assez long moment — ; et voilà, la preuve est ainsi faite que les circonstances n’ont pas mieux suffi que les « doctrine et principes », dont il est vrai que nous les avons eus.

Joseph de Maistre et Novalis nous pressaient afin que nous nous préparions pour un bouleversement grandiose ; voilà plus de deux siècles que nous nous préparons en vue de quelque chose de particulièrement imminent, et rien ne vient…
Maurras et Daudet sont morts depuis longtemps, mais ils avaient confiance et je suis bien certain qu’ils sont toujours aussi confiants, d’autant plus merveilleusement confiants que, désormais, là où ils sont, tout s’accomplit en simultanéité…
Quant à nous, ma foi, nous sommes dans le siècle ; et, pour ce qui est du siècle, il est passablement dégoûtant…
Vive Dieu, la France et le Roi ! o■ o DAVID GATTEGNO
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