
Par Marc Vergier.
Ces réflexions ont écrites en réaction à un remarquable article de Pierre Vermeren, publié hier (31.7) dans JSF. Elle méritent d’être lues et méditées à leur tour… — JSF

La suffisance. Mot superbe dont les communicants d’aujourd’hui ne connaissent probablement pas le double sens. Et pour cause !
Comment voir l’ombre quand on personnifie la lumière, quand sa gueule sature les écrans géants ? Il va de pair avec la superbe, les diplômes au rabais, le faux « luxe » (« vous le valez bien », « What else ? »), les « marques » arborées sur les plus humbles objets, les « experts » ou « scientifiques » de pacotille, sans conscience ni de l’univers ni même de soi, l’esprit de meute emportant tout : doute, réflexion, décence, responsabilité, bon sens…

On évoque beaucoup la « violence mimétique » mise en avant par René Girard. Je n’ai jamais été convaincu par la pertinence de cette notion pour expliquer la vraie violence. Elle me semble s’appliquer parfaitement au panurgisme arrogant et obsidional, rempart de l’imposture de nos gouvernants et de leurs porte-voix. De leur aveuglante et cruelle insuffisance collective ! o ■oMARC VERGIER
Lire dans JSF…
Pierre Vermeren : « Quand les incendies nous rappellent l’utilité des gens ordinaires »












La violence c’est l’irruption du Mal dans la cité,, les institutions ont toujours eu pour rôle de contenir, contrôler et réprimer le Mal. Elles sont aujourd’hui défaillantes comme chacun peut le constater. La suffisance, voire l’arrogance, des « gouvernants » va de pair avec leur impuissance.