
Par Marc Vergier.
Ces réflexions ont écrites en réaction à un remarquable article de Pierre Vermeren, publié hier (31.7) dans JSF. Elle méritent d’être lues et méditées à leur tour… — JSF

La suffisance. Mot superbe dont les communicants d’aujourd’hui ne connaissent probablement pas le double sens. Et pour cause !
Comment voir l’ombre quand on personnifie la lumière, quand sa gueule sature les écrans géants ? Il va de pair avec la superbe, les diplômes au rabais, le faux « luxe » (« vous le valez bien », « What else ? »), les « marques » arborées sur les plus humbles objets, les « experts » ou « scientifiques » de pacotille, sans conscience ni de l’univers ni même de soi, l’esprit de meute emportant tout : doute, réflexion, décence, responsabilité, bon sens…

On évoque beaucoup la « violence mimétique » mise en avant par René Girard. Je n’ai jamais été convaincu par la pertinence de cette notion pour expliquer la vraie violence. Elle me semble s’appliquer parfaitement au panurgisme arrogant et obsidional, rempart de l’imposture de nos gouvernants et de leurs porte-voix. De leur aveuglante et cruelle insuffisance collective ! o ■oMARC VERGIER
Lire dans JSF…
Pierre Vermeren : « Quand les incendies nous rappellent l’utilité des gens ordinaires »












La violence c’est l’irruption du Mal dans la cité,, les institutions ont toujours eu pour rôle de contenir, contrôler et réprimer le Mal. Elles sont aujourd’hui défaillantes comme chacun peut le constater. La suffisance, voire l’arrogance, des « gouvernants » va de pair avec leur impuissance.
Je ne suis pas d’accord avec Marc Vergier sur René Girard ,tout en saluant l ‘article remarquable de Pierre Vermeuren . Le concept de » désir mimétique » mis en lumière par René Girard explique admirablement l’état calamiteux de notre société. Il est le fruit d’une longue étude de Dostoieveski par R. Girard qui l’ a reconnu dans un de ses premiers livres sur nos déchirements intérieur » du double à l’unité ….. » ( Dostoïevski, a , -à mon avis , prédit aussi le wokisme , stade avancé du nihilisme dans son roman »les Démons s »..) »
René Girard part, de son propre aveu, de la nouvelle extraordinaire (mais comme toujours un peu trop méconnue ) de Dostoieveski « l’éternel mari » qui est un exemple vivant de notre déshérence; le héros , ce vieux beau tourmenté, est incapable d’aimer si ce n’est à travers le regard d’ l’autre. qu’il envie,De la frustration , on passe à la haine meurtrière. Si cela ne s’applique pas à aux attaques que nous subissons, de plus en plus , je veux bien être pendu. Comme éteindre la jalousie dans nos société de consommation dont le totem est de surfer sur la frustration? Il y a quarante ans , en France, j’avais i reçu en confidence de jeunes, qui ce jour là , ne demandaient qu’ rentrer en le contact amical qu’il y avait beaucoup de jalousie chez … . Le mal est donc niché en profondeur en nous , et ne vient pas seulement d’arrogance des « malfaisants » ,mais de notre complaisance à eux. Iago dans « Othello » ( de Shakespeare) personnage maléfique ne triompherait pas de la pauvre Desdémone si Othello n’était pas consentant à se laisser convaincre de l’infidélité de sa tendre épouse, à recevoir son poison, , cette jalousie distillée savamment qui donne tout pouvoir alors aux méchants; ;
Aujourd’hui nous avons mis Iago à la tête de l’Etat, et son compère ( complice de fait ?) prospère dans sa rage d’attiser volontairement les violences, et mettre le pays à feu et à sang.:. Ne soyons pas comme les personnages de Shakespeare complices de facto de ces semeurs de haine, ; si nous ne démasquons pas de,toute urgence,, , sinon c’est nous les complices du mal par notre inaction ( la part sombre que nous avons tous à juguler )qui s’abat sur notre pays , le mal est dans notre complicité , non dans l’arrogance de ceux qui mettent le feu.
Mon accès d’humeur, que JSF met ici en relief, comporte une erreur. Le vrai slogan proposé à la suffisance des insuffisants est « parce que je le vaux bien ». Encore plus probant ainsi, n’est-ce-pas?
Pour mettre l’accent sur l’état pointé par la formule «la superbe des diplômes au rabais», je répète, après Julius Evola, l’observation d’un noble Italien, qui disait : «Il y a ceux qui ont des diplômes, et les aristocrates !»
Le seul et unique rempart contre ce que l’on appelle «le Mal», c’est, pour commencer, le BIEN, c’est-à-dire ce qui est admis comme étant hiérarchiquement supérieur dans l’être humain, par opposition à ce qu’il y végète de plus bas… En fait, il n’existe aucun «mal» qui soit métaphysique, le «mal» relève du seul contraire de la métaphysique : le raisonnable physiologique…
La seule approche d’une parodique «métaphysique» hégelo-marxiste passe par le rappel constant de cette illusion qui est au fondement de la Raison, illusion de ce qui, dans la Genèse, est désigné comme «la connaissance du bien et du mal», dont le bonhomme démocratisé veut croire que cela l’égalerait à Dieu. La première déclinaison erronée de cet état spécifique à l’humain, nous l’appelons «manichéisme» – d’ailleurs, sans qu’il soit bien réel que ce que l’on entend par là puisse effectivement relever de la doctrine de Manès, mais c’est une autre affaire –, la seconde déclinaison est la tiédeur, la tolérance, dont l’apogée s’impose par l’«en-même-temps» libéral-socialiste courant de nos jours.
En France, la macronerie appelle cela «pensée complexe», et c’est toujours l’illusion originellement peccamineuse de «connaissance du bien et du mal», entretenue avec constance au coin des feux sophistiques, républicainement entretenus par les marquis de Sade constitutionnalistes… En effet, ce «parce que je le vaux bien» que vise Marc Vergier, c’est exactement la diminution – à l’échelle viscérale du guignol – de l’«erit sicut deus» («tu seras comme un dieu»), reçu en extase cérébrale par les imbéciles, qui répondent ainsi à l’injonction de Sade au beau milieu des «foutez en cul!» ressassés à l’envi dans «La Philosophie dans le boudoir» : «Français, encore un effort pour devenir républicain.»
Voilà par quoi les foutre-macrons en sont arrivés à poser en «suffisance».