
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans le cadre d’une vaste entreprise de déconstruction de l’identité française.
Par Jean Kast.
Cet article bienvenu et bien conçu est paru le 4 juin dans Boulevard Voltaire. Les gens d’Action française, du moins ceux qui gardent en mémoire l’histoire du grand mouvement dont ils se réclament, se souviendront que, pour des insultes plus ou moins semblables, leurs anciens, les Camelots du Roi du début du XXe siècle, avaient déclenché ce qui s’appela ensuite « l’affaire Thalamas », du nom de ce professeur en Sorbonne qui avait insulté Jeanne d’Arc dans ses cours. Il fut empêché de les poursuivre et Maurice Pujo, d’autorité, fit cours à sa place. C’était un temps où les chahuteurs et les protestataires, notamment à l’Action française, étaient capables de remplacer un professeur de la Sorbonne. Il serait bon que surgissent ceux qui seront capables de ripostes d’un tel niveau.— JSF

Ce jeudi 4 juin, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de l’émission Personnage principal, sur Radio Nova, média possédé par le milliardaire Matthieu Pigasse. Le septuagénaire en a profité pour aborder la campagne présidentielle de 2027 et afficher une confiance à toute épreuve. « J’ai dit à mes plus jeunes camarades : « Préparez-vous tous à être ministres ! », parce que la chance qu’on gagne cette fois-ci est beaucoup plus élevée que jamais. Si on passe le deuxième tour, on sera élu, c’est clair. » Le patron du mouvement LFI a reconnu à demi-mot que la victoire n’était pas encore assurée, mais rien ne semble l’inquiéter. « Vous savez, ce pays s’est tiré de telles merdes », a-t-il déclaré. Et l’insoumis de prendre l’exemple du roi Charles VI, « complètement fou », qui a mis la France en grande difficulté en reconnaissant le roi d’Angleterre Henri V comme son héritier, en 1420. « Il a fallu Jeanne d’Arc, une femme qui était quand même un peu perturbée, pour sauver le pays », a-t-il lâché, en toute fin d’émission.
Sur les réseaux sociaux, la séquence – isolée et partagée par le lanceur d’alerte French Carcan – a vivement fait réagir. « Une preuve de plus que Mélenchon n’aime pas la France et toutes celles et ceux qui l’ont faite », a commenté un internaute. « Il aurait donc voulu qu’on se fasse « grand-remplacer » par les Anglais ? », a ajouté un autre. Certains ont souligné la teneur presque misogyne des propos tenus. « Femme et perturbée… et les associations féministes, elles en disent quoi ? », s’est ainsi interrogé un utilisateur de la plate-forme X.
Un récidiviste
Ce n’est pas la première fois que celui qui se qualifie de « Maghrébin européen » s’en prend à Jeanne d’Arc. Au printemps 2017, les équipes de Quotidien avaient surpris une discussion entre Jean-Luc Mélenchon et sa camarade Obono, alors qu’ils déambulaient dans Paris. « Ah ! Regarde-la, cette espèce de folle !, s’était ainsi exclamé le leader LFI, en passant devant une statue représentant l’adolescente en armure. Elle entendait des voix, faut quand même pas oublier ça ! Comme elle est complètement givrée, elle arrive, « nanani nanan », et ils disent « ça tombe bien, on va aller à Orléans pour mener la lutte ». Elle, elle arrive, et sans s’occuper de rien, ni de personne : « A l’assaut ! »… » L’ensemble de la séquence est ponctué des petits rires de Mme Obono, visiblement admirative des connaissances historiques et de la verve de son mentor.
« Elle est complètement givrée ». Jean-Luc Mélenchon disserte sur Jeanne d’Arc. @AzzAhmedChaouch #Quotidien pic.twitter.com/CzYGe3uu6u
— Quotidien (@Qofficiel) May 24, 2017
Déjà, à l’époque, beaucoup avaient fustigé cette façon de tourner en ridicule une héroïne nationale, morte pour avoir défendu le royaume. « En tout cas, la « givrée » a été plus utile à ce pays qu’il ne le sera jamais… », pouvait-on lire. « Jeanne entendait des voix ; lui n’en a pas eu assez », notait un internaute corrosif. D’autres soulignent que Jean-Luc Mélenchon semble réserver sa haine et ses moqueries à l’héritage chrétien. On ne l’entend guère se moquer ainsi de personnages musulmans, en effet… Allez savoir pourquoi.
Tout doit disparaître
Si elle n’est pas neuve, la hargne déconstructiviste de M. Mélenchon a manifestement passé un nouveau palier, ces derniers mois. Pas une semaine ne passe sans une nouvelle attaque en règle contre notre patrimoine. En juin 2025, il louait l’intelligence des Arabes, qui « inventaient les maths » pendant que notre roi Dagobert « mettait sa culotte à l’envers ». Quelques jours plus tard, il proposait de rebaptiser la langue française car celle-ci « n’appartient plus à la France et aux Français ». En mars 2026, il affirmait que la construction de Notre-Dame de Paris n’a été possible que grâce aux savoirs empruntés aux musulmans et à Saladin. Le mois suivant, il affirmait qu’il ne fallait plus compter sur « les ouvriers blancs catholiques pour faire le socialisme en France ». Ce 3 juin dernier, encore, il écrivait, sur son site Web officiel, « qu’une expression comme « français de souche » n’a pas de sens »… N’en jetez plus, M. Mélenchon, la coupe est pleine. On a bien compris le message : tout ce qui fonde l’identité française doit être effacé ou moqué afin de faire place nette et mieux nous assimiler aux nouveaux venus. o ■ o JEAN KAST












