La question « gaullisme » – « anti-gaullisme » n’est plus de l’ordre de l’actualité. Elle relève de la discussion historique. Aujourd’hui, la politique du général de Gaulle réunit, dans un unanimisme réel ou feint, la plupart des factions du monde politique, qu’elles l’aient soutenue ou combattue en son temps.
Quant à nous, notre parti pris est d’en retirer ce qui peut être utile à la France dans les temps troublés d’effacement, ou même de soumission nationale, que nous vivons.
Ainsi, nous n’hésitons pas à penser et à dire, au moins pour notre part, que l’analyse et la position exposées par de Gaulle au cours de cette conférence de presse du 15 mai 1962 à l’égard de l’Europe correspondent aux positions raisonnables qui devraient s’imposer aujourd’hui aux patriotes français.
Bonne écoute. — Je Suis Français
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15 mai 1962, conférence de presse du Général de Gaulle sur l’Europe et sa vision de l’Europe des États toujours actuelle :
EXTRAITS
« Il est parfaitement vrai que les propositions de la France ont soulevé deux objections, d’ailleurs, parfaitement contradictoires, quoiqu’elles soient présentées par les mêmes opposants. Et voici ces deux objections. Ces opposants nous disent : « Vous voulez faire l’Europe des patries, nous voulons, nous, faire l’Europe supranationale ».
Comme s’il suffisait d’une formule pour confondre ensemble ces entités puissamment établies qui s’appellent les peuples et les États. Et puis, les mêmes opposants nous disent, en même temps : « L’Angleterre a posé sa candidature pour entrer au marché commun. Tant qu’elle n’y est pas, nous ne pouvons rien faire de politique ». Et pourtant, tout le monde sait que l’Angleterre, en tant que grand État, et que nation fidèle à elle-même, ne consentirait jamais à se dissoudre dans quelque utopique construction. Je voudrais, incidemment, puisqu’en voici l’occasion, je m’excuse messieurs les journalistes.
Vous allez être assez étonnés, mais je n’ai jamais, quant à moi, dans aucune de mes déclarations, parlé de l’Europe des patries, bien qu’on prétende toujours que je l’ai fait. Ce n’est pas, bien sûr, que je renie, moi, la mienne, bien au contraire. Je lui suis attaché plus que jamais.
Et d’ailleurs, je ne crois pas que l’Europe puisse avoir aucune réalité vivante si elle ne comporte pas la France avec ses Français, l’Allemagne avec ses Allemands, l’Italie avec ses Italiens, etc. Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l’Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement et éminemment italiens, allemands et français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et qu’ils avaient pensé, écrit en quelque esperanto ou volapük intégré.
Alors, il est vrai que la patrie est un élément humain sentimental et que c’est sur des éléments d’action, d’autorité, de responsabilité qu’on peut construire l’Europe. Quels éléments ? Et bien, les États. Car il n’y a que les États qui, à cet égard, soient valables, soient légitimes, et, en outre, soient capables de réaliser. J’ai déjà dit, je répète qu’à l’heure qu’il est, il ne peut pas y avoir d’autre Europe possible que celle des États, en dehors, naturellement, des mythes, des fictions, des parades. »












D’aucuns, à l’époque , résumaient l’histoire de France à trois grands hommes : Louis quatorze, Napoléon et le Général de Gaulle.
C’ etait peut un peu sommaire, mais tout de même non dénué d’un certain sens de l’observation concernant la période durant laquelle l’ État fut pleinement constitué.
Donc, un chef par siècle qui ayant trouvé un pays désorienté l’a redressé.
et c’est pourquoi le Général fait l’unanimité maintenant .
Pour le XXI ieme, on attend toujours.
En tout cas, il faudra , d’une manière ou d’une autre un homme providentiel .
(Sérieusement, qui croit encore au jeu démocratique ? Les pays de l’Est se definissaient bien comme des démocraties, populaires qui plus est .)
Pour ce qui est de l’UE , pas d’inquietude : comme toute construction absurde, elle est vouée à exploser ou imploser. C’est un peu la « Cacanie » comme un auteur Austro-Hongrois qualifiait le conglomérat d’Europe centrale avant la Grande Guerre.
Avec De Gaulle il a fait rentrer des arabes (( algériens )) en France & maintenant nous sommes très bien envahi par ces gens là,
§ message d’un -_ Royaliste-Lozérien _-.
Les arabes n’ont îs pas commencé à venir dès l’ » entre deux guerres » pour compenser la perte humaine de plus d’un million d’hommes jeunes ou dans la force de l’âge ?
Tout le long de la période gaulienne l’arrivée de Nord-Africain est restée contrôlée ( immigration de travail )
C’est J. Chirac qui avec le regroupement familial fait basculer le système et c’est à cette même époque que la loi sur l’avortement est devenue un instrument dépopulation ( 200000 avortements par an valent en 50 ans , 10 millions de vies effacées.
Et voilà l’arrivée en masse arabo musulmane mais aussi d’Afrique sub-saharienne (pour ce qui concerne la France) venant combler le vide et vider des caisses qui ne sont plus disponibles pour une politique familiale ( laquelle au point où nous sommes rendus beneficierait aux africains les plus prolixes)
Mais c’est là enfoncer des portes ouvertes.
Pour revenir à Charles de Gaulle, bien entendu, il a pu se faire « rouler » par le FL N puis par le Bundestag * traité de 1963 * et c’est beaucoup pour un grand personnage mais le sujet de l’article, ma t’il semblé était sa vision de l’Europe. Le commentaire, concernait la perception que l’on pouvait avoir, à l’époque de sa présidence, de la grandeur retrouvée du pays, auquel tout était ramené comme point central .
PS : aux 10 millions de vies effacées il faudrait aussi ajouter les dizaines de millions de naissances en descendences et c’est la France de 100 millions de français qui n’a pas vu le jour .
Galoper après la «natalité» est tout aussi absurdement dégénérant que d’en appeler à l’immigration… Dans les deux cas, c’est le nombre, autrement dit, du jour où l’on endiguerait l’immigration tout en favorisant la natalité, en assez peu de temps, le même fatal problème se poserait : le nombre. Or, pour ne pas être submergé par le nombre, seule, la réduction de celui-ci est raisonnable. La véritable question à poser étant celle de ce que l’on entend privilégier entre la quantité et la qualité. L’une étant en contradiction naturelle avec l’autre.
Du temps où la «régulation des naissances» s’opérait naturellement, le nombre était contenu. Du jour où l’on s’est entêté à vouloir prendre le pas sur ce que l’on appelle vulgairement la «sélection naturelle», on a immanquablement procédé à une sélection artificielle, et ce, sans même en avoir conscience immédiatement. Entre parenthèses, au terme de cette imbécilité, on en arrive à envisager une intelligence artificielle, et, de la même façon, celle-ci vient supplanter la naturelle intelligence.
Si bien que, logiquement, on en vient à pouvoir se dire que la question envisage le seul dilemme posé, celui entre nature et artifice. Observons au passage que, dans la sinistre mésaventure, le mot «artifice» se substitue à l’idée de «culture» ; tout en considérant que, étymologiquement, en principe, “artifex” intéresse toute noble chose de l’ART ; si bien que, force est de constater qu’il advient en art ce qu’il advient en politique, sauf que, dans ce domaine spécifique, l’artifiex artificialisé s’anéantit instantanément par ce qui s’opére en lui-même : il n’y a plus d’artifex distinct car tout est artifex, c’est le triomphe de la «théorie révolutionnaire» des fantoches du Situationnisme, «Tous dieu, tous maître», autrement dit : plus personne.
Si l’on consent à poser comme il faut les seuls bons termes de toute question soulevée par le modernisme, pour l’immigration, par exemple, on obtiendra une réponse considérant que les populations «immigrées» généreront un «peuple artificiel». Et, pour confirmer cet objectif, il suffit d’entendre le credo de ce que poursuivent les élites artificialisées, actuels dirigeants de leurs démocraties niveleuses : les «créolisation-remplacement» et «vivre ensemble» sont les deux faces conceptuelles du faux-jeton dont ils entendent se payer de mots pour soumettre les sans-dents, passés analphabètes et misérablement infoutus de s’inscrire dans le progressisme de la «pensée complexe».
Pour en venir à la notion d’«État», celle-ci est fondamentalement dépendante du souverain, de la souveraineté, ce n’est pas l’inverse. Or, à partir de certaines observations plus ou moins cartéso-montesquiennes, la souveraineté a été ravalée à une fonction quasi utilitaire. Comme si l’État devenait le principe et allait mouvoir la capacité souveraine – ce qui , plus qu’un contresens, est une aberration.
«L’État c’est moi», aurait dit Louis XIV, et non, «je suis l’État» ; formule apocryphe ou non, peu importe, car tout roi auquel la notion d’État serait juridiquement opposée doit marteler (avec la divine énergie de Thor brandissant Mjöllnir ou l’intelligence de Nietzsche s’employant à philosopher), à coups de marteau, le roi doit enfoncer le clou de l’incarnation de sa primauté… En somme, permettez-moi de dire que le royaume est un «état» naturel et l’État un échafaudage artificiel.
En France, la notion de «Patrie» se substitue révolutionnairement (par l’artifice des violences «les plus extrêmes», comme disent les Tartufes) à ce que patrie voulait dire, car la patrie authentique ne saurait être «en danger», militairement parlant, car la patrie est fondamentalement intérieure, c’est pour ainsi dire un «royaume» individualisé, celui du «charbonnier maître chez lui», charbonnier dont la solide foi est proverbiale. Cependant – par basculement sémantique pourrait-on dire –, «patrie» doit désormais politiquement rimer avec souveraineté, c’est-à-dire se tenir au-dessus des sables mouvants d’État, tout comme le nationalisme auquel nous sommes contraints par la terreur politicarde, pourrait en arriver à figurer une sorte de «régence» de l’idée royale…
Tout cela pour dire que «l’Europe des États», privilégiée par de Gaulle, n’est qu’un faux-semblant de la souveraineté, imaginé rhétoriquement pour faire passer la dragée de la soumission politique à l’économie d’marché…
L’idée Européenne, comme une forme de concorde des nations ne pouvait qu’advenir après 1945 pour la generation qui avait souffert de la deuxième guerre ( prisonniers et privations de l’occupation ) et qui avait encore sous les yeux ,pourrait on dire, les blessures de 14 -18 ( veuves et pupilles de guerre, anciens victimes des gaz , mutilés et invalides.
Ainsi une réelle volonté d ’en finir avec la funeste animosité existait mais cette idée fut pervertie en projet économique, et pour certains , peut-être, avec une arrière pensée d’Union Européenne.
Bien entendu l’on pouvait comprendre ce que l’on voulait , ainsi , le général de Gaulle qui trouva dans la corbeille de mariage de la 4 ème (ensuite transmutee en 5 ème république) dont il fut le dernier président du conseil, trouva donc , le traité de Rome et face à ce qui pouvait être pressenti comme une évolution vers une fédération européenne, il fallait bien trouver une formule pour opposer : Europe des patries pour les journalistes dont il démentait les propos qui lui étaient faussement attribués, evocation d’une Europe des États selon son optique .
Qu’aurait il donc du dire d ’autre ou de plus face à ces journalistes et face aux francais ?