
Par Philippe Schneider*.

Une jeunesse catholique porteuse d’espérance
Nous avons eu le mois dernier l’immense joie de recevoir en France notre Saint-Père le Pape Léon XIV. C’est une foule immense, dont plusieurs centaines de milliers de « jeunes », qui a participé aux célébrations qui ont marqué cette venue. Cela prouve que la France « éternelle » est toujours bien vivante et même en pleine expansion, surtout dans sa jeunesse.
Comment ne pas noter, au Stade de France, cette communion entre les participants et tous les grands saints de France, de Sainte Geneviève à Frédéric Ozanam en passant par Sainte Jeanne d’Arc, Saint Louis et tous les autres qui ont participé à l’édification de notre France.
Ce fut un grand moment de joie, d’espérance aussi. Tous ces jeunes, comme l’a très bien proclamé le Pape, sont « les saints de demain ». C’est à eux de redonner un nouveau souffle à notre pays de tradition catholique, ce que beaucoup veulent oublier, voire combattre.
Cette visite a galvanisé beaucoup de nos concitoyens, il faut maintenant qu’ils se mobilisent pour travailler au salut des Français et de la France.
Notre Pape a su aussi rappeler que « Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral », visant là les lois homicides de la présidence « Macron » : constitutionnalisation de l’avortement, euthanasie.
Le démantèlement de l’instruction publique
Cette jeunesse catholique et française existe bien malgré la propagande continuelle instillée par les médias, le gouvernement et surtout l’enseignement public – mais aussi souvent « privé » – laïc depuis Jules Ferry. Au moins, jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, l’école apprenait à lire, écrire, compter, l’histoire et la géographie.
Or, depuis le plan « Langevin-Wallon » de 1947, il est procédé à un démantèlement complet de l’instruction publique en France. Cela a commencé doucement, puis s’est accéléré après les événements du mois de mai 1968, en particulier avec la calamiteuse loi Haby de 1975 instituant le « collège unique ».
Avec cette réforme, tous les élèves, quelles que soient leurs possibilités et leurs envies, doivent suivre le même enseignement. Le résultat fut bien évidemment une baisse du niveau de l’instruction. À cela, il faut ajouter la volonté stupide, à partir de Jack Lang, de donner le bac à plus de 80 % des jeunes Français. Cela accéléra jusqu’à la fin du lycée la baisse de niveau.
Ainsi, nous avons une jeunesse qui se sait sans avenir. Il y a de quoi se révolter ! Malheureusement, une partie de cette jeunesse – une très petite partie en fait – manipulée par des groupes d’extrême gauche, demande à aller plus loin dans la destruction de l’enseignement, en particulier en demandant la suppression de toutes les sélections ! L’inverse de ce qu’il faudrait faire !
Dans un premier temps, il faudrait supprimer le collège unique, permettant une orientation vers des filières valorisant le travail manuel de ceux qui ne peuvent ou n’ont pas envie de suivre une filière classique. Cela leur permettrait de faire de bonnes études aboutissant à un travail sérieux dans lequel ils n’auraient pas de problèmes pour être employés et pourraient même créer leurs entreprises.
Pour les autres, une sélection sérieuse doit être faite au niveau du baccalauréat. Cela résoudrait d’ailleurs le grave problème de l’orientation dans les filières post-bac !
Dans un deuxième temps, mais cela demande plus de temps, il conviendrait de « casser » le « mammouth », établissant la liberté de l’enseignement, en particulier en instituant le « bon scolaire » et donc la liberté de choix des parents pour l’enseignement de leurs enfants. Gageons que cela améliorerait fortement la qualité de l’enseignement en… coûtant moins cher !
Face à la violence, l’espérance royale
Est-ce à dire que les quelques lycéens qui manifestent ont raison ? En partie sans doute, mais tout ce qui peut être « bon » est détourné par les commandos de casseurs d’extrême gauche qui veulent profiter du mécontentement – lequel est général en France, pas uniquement dans l’enseignement – pour multiplier les violences.
Pour cela, ils manipulent également dans les banlieues des jeunes – ou moins jeunes – voyous souvent issus de l’immigration, mais pas uniquement, à qui ils promettent de pouvoir piller des magasins.
Nous avons alors vu le pouvoir incapable de maintenir l’ordre, pourtant un de ses devoirs, et même critiquant l’action de la police ! Ces commandos sont parfaitement entraînés et formés à la manipulation des groupes, littéralement de manière « professionnelle ». Et ils disposent de moyens importants.
Il serait intéressant de savoir d’où viennent ces moyens ? Le pouvoir macronien le sait très certainement, comme il doit connaître la plus grande part des membres de ces « commandos ». S’ils ne font pas grand-chose contre eux, c’est certainement que cela les sert.
Après tout, y a-t-il une grande différence d’idées entre Mélenchon et Macron et ses adjoints ? Ils veulent tous la disparition de notre pays.
Ajoutons à cela que l’extrême gauche de LFI, mais pas uniquement, veut installer la violence en France, peut-être un « banc d’essai » avant les présidentielles.
Ils savent que 2027 est sans doute leur dernière chance de prendre le pouvoir par les urnes, ce qui est plus qu’improbable, ou de force par insurrection en bons disciples de Robespierre.
Ils le savent car ils voient bien que les Français sont en train de commencer à se retrouver dans la France « éternelle », même s’ils viennent d’ailleurs. La jeunesse en particulier commence à se mobiliser comme elle a su le faire pour la venue du Pape.
Nous vivons une période de fin de régime. C’est à nous de montrer à tout ce courant de renouveau qu’il ne peut y avoir de « résurrection » de la France avec le régime républicain qui a toujours voulu la détruire.
Ce n’est pas nouveau : nous pouvons remonter le début de la « décadence », comme le dit très bien Philippe de Villiers, à cette pseudo-philosophie des « Lumières » qui a abouti à toutes les révolutions : française d’abord, puis sa suite logique avec le libéralisme apatride, le communisme, le nazisme et leurs descendants « wokistes » !
Montrons à tous la seule solution d’avenir pour notre pays : l’espérance royale !o■oPHILIPPE SCHNEIDER
* la Lorraine Royaliste, éditorial











