
Dans le cadre de sa tournée des capitales, le président du Conseil européen, António Costa, a rencontré Kristen Michal, le Premier ministre Estonien à Tallinn, mardi 25 août

L’OEIL DE BRUXELLES – Rencontrer les dirigeants pour cerner leurs priorités. Le président du Conseil européen a lancé mardi 25 août sa tournée des capitales des États membres. Un déplacement qui vise à préparer les négociations du cadre financier pluriannuel 2028‑2034.
« La défense, la compétitivité, l’élargissement et le soutien à l’Ukraine figureront en bonne place dans mes discussions avec les dirigeants européens lors de mon prochain tour des capitales. Mais le point le plus saillant sera certainement le prochain budget à long terme de l’UE« , a déclaré António Costa. « Ces échanges permettent d’avoir une vision à 360 ° des priorités et des attentes des États membres et de veiller à ce que les travaux du Conseil européen restent en phase avec les réalités européennes« , a-t-il ajouté.

Le tour des 27 en quatre semaines
Jusqu’au 17 septembre, le président du Conseil européen rencontrera les chefs d’État et de gouvernement des 27. Pour la première étape, il s’est rendu à Bratislava pour échanger avec le Premier ministre slovaque, Robert Fico, avant de rejoindre Tallinn pour rencontrer le Premier ministre estonien, Kristen Michal.
Mercredi 26 août, le Portugais doit échanger avec le Premier ministre letton, Andris Kulbergs, à Riga, puis clôturer son passage dans les pays baltes en rencontrant le président lituanien, Gitanas Nausėda, à Vilnius. Le lendemain, il poursuivra sa tournée à Prague pour échanger avec le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš.

Appréhender les négociations
Le président du Conseil européen pilote les négociations sur le cadre financier pluriannuel 2028‑2034. En rencontrant chaque dirigeant, il cherche à identifier les priorités nationales afin de proposer un budget susceptible de rallier l’ensemble des États membres. L’objectif est de parvenir à un accord d’ici la fin de l’année, même si les discussions devraient se poursuivre jusqu’en 2027, avant une validation définitive en Conseil européen. Le Parlement européen, doté d’un droit de veto, devra également approuver le texte.
Des états membres sur la réserve

Pour l’heure, la Commission européenne propose un cadre financier de 2 000 milliards d’euros (1 816 milliards en prix constants 2025). Un montant nettement supérieur aux 1 200 milliards de la période 2021‑2027, hors plan de relance européen. Cette enveloppe suscite toutefois des réserves parmi certains États contributeurs, dont l’Allemagne. En juillet, le chancelier Olaf Scholz a estimé que des ajustements budgétaires seraient nécessaires. ■ o J.-P. S.












Bonjour,
Pour info de ce jour et en avant première, Paris a demandé à Bruxelles (hallucinante soumission de notre pays souverain une administration extérieure sans existence légale) une diminution de la contribution de la France car le budget français est à l’os !!!!!!!! Quelle faiblesse !!! Et toujours pas de réduction du train de vie de l’Etat ni des ODAC (organismes divers d’administration centrale !!)