
Par Richard de Seze.
Tout le monde décrit un Macron hors-sol, lunaire, déboussolé, ectoplasme perdant de sa substance au point de refuser, comme un enfant qui ne veut pas voir que la fête est finie, d’annoncer un an à l’avance les dates des prochaines élections présidentielles, usage républicain pourtant, et donc sacré.

Mais en fait Macron, qui a toujours dit qu’il gouvernerait jusqu’au bout, met toute son énergie à détruire ce qu’il n’a pas encore ravagé.
Ses voyages, notamment en Afrique, sont l’occasion de déclarations qui achèvent d’engager la France de manière « irréversible et inarrêtable », de même ses propositions européennes, de même tout ce que son camp pousse ou défait : cette dernière année sera consacrée toute entière aux dernières vilénies possibles, la première étant d’achever de ruiner la France pour être bien certain que son successeur n’héritera que d’un pot de pus – successeur prisonnier d’une administration truffée de macroniens déjà entrés en rébellion ouverte contre quiconque ne serait pas de leur camp.
Quand ce ne sont pas les fondements mêmes du pays qui sont sapés, ce sont ses symboles ou même la civilisation. L’inaliénabilité des collections publiques n’est plus, sous prétexte de réparations, on sent que bientôt ne seront plus conservées que les pièces les plus éthiques, avant qu’une vertu sourcilleuse n’en arrive à vendre les autres au prétexte qu’elles ne sont pas montrées. Nous errerons bientôt dans des galeries vides sur les murs desquelles seront projetés des documentaires interactifs vantant les chefs-d’œuvre enfuis.
Mais encore ne s’agit-il que de biens. L’euthanasie, transgression majeure, est le projet que la macronie pousse de toutes ses forces, et d’autant plus vite que les résistances se font jour, même dans les deux chambres ! Il faut là aussi une loi irréversible. Mais cette vilénie-là, peut-être, subira le sort de tous les projets avortés de Macron. o ■o RICHARD DE SEZE
Article précédemment paru dans Politique magazine.













