
La France de 2026 est tout entière dans cette histoire rapportée par l’AFP… Darmanin, Beaune, en vrai, aussi !
Par AFP • 02/07/2026 à 20:01.
Quel sujet ! pas de quoi fouetter un chat !
Commentaire de lecteur ou lectrice (la mère Michelle ?).
La SNCF a de nouveau été interpellée jeudi sur sa gestion des cas d’animaux domestiques échappés sur les voies au départ des trains, au lendemain de la mort d’un chat dans une gare parisienne.
La société ferroviaire avait mis en place l’an dernier le principe d’un retard maximum de 20 minutes au départ d’un train pour permettre de récupérer un animal de compagnie sur des voies, après l’écrasement médiatisé du chat Neko début 2023 en gare de Paris-Montparnasse.
« Après avoir immobilisé le train concerné ainsi que celui d’à côté pendant plus de trente minutes, une vingtaine d’agents, personnel de la gare, équipes du train, pompiers et forces de l’ordre, se sont mobilisés sans relâche pour tenter de retrouver le chat », explique SNCF Voyageurs dans un message publié jeudi sur X et adressé au propriétaire de l’animal, Olivier Benkemoun, un journaliste de la chaîne CNews.
« Malgré tous ces efforts, nous avons dû faire redémarrer le train à très faible allure tout en poursuivant les recherches », ajoute la filiale du groupe SNCF chargée du transport ferroviaire de voyageurs.
Sollicité jeudi par l’AFP, un porte-parole de SNCF Voyageurs a rappelé qu' »il est impossible de descendre sur les voies pour des raisons de sécurité, sauf à risquer des conséquences en cascade » dans le fonctionnement de la gare.

Olivier Benkemoun avait annoncé mercredi dans un message publié sur X la mort de son chat, Gina, « décapitée par un train SNCF » Gare de Lyon, à Paris, jugeant trop court le délai de 20 minutes.
Le propriétaire du chat a déposé plainte au commissariat de la gare mercredi, estimant que la SNCF n’a « pas tout fait » pour sauver son animal, a-t-il expliqué à l’AFP.
« J’étais à plat ventre sur le quai, un policier s’est accroupi, mais vous êtes seul à essayer de sauver votre animal, le +protocole Neko+ n’est pas assez poussé, » a-t-il estimé, espérant que sa démarche permette de « faire que ce protocole soit plus efficace ».
La Fondation de défense des animaux 30 Millions d’Amis plaide aussi pour que SNCF Voyageurs rallonge ce délai et affirme sur X avoir l’intention d' »explorer toutes les voies juridiques » en ce sens.
La Fondation Brigitte Bardot a annoncé son intention de se porter partie civile pour appuyer la plainte, pour fait d' »atteinte involontaire à la vie ou à l’intégrité d’un animal ».
Le « protocole Neko », mis en place en 2025 « est une évolution, mais 20 minutes c’est trop court. Nous voulons attirer l’attention sur le fait que ce procole n’est pas optimal, on peut l’améliorer, » a assuré à l’AFP sa directrice des affaires publiques, Adriana Oancea Negro.
Le propriétaire d’un animal paie aussi un billet pour lui, « c’est un passager, pas une marchandise », a-t-elle ajouté.
Les deux associations ont écrit, chacune de leur côté, au PDG de la SNCF Jean Castex pour lui proposer leur aide afin de travailler à « des procédures « plus protectrices ».

En 2023, les maîtresses de Neko, une mère et sa fille, et des associations de défense de la cause animale avaient poursuivi en justice SNCF Voyageurs. L’entreprise publique avait été reconnue coupable de « négligence » et condamnée à verser 1.000 euros à chacune d’elles pour préjudice moral, avant que la compagnie ne soit relaxée en appel.
Malgré leurs demandes pour retarder le départ, le train Paris-Bordeaux était parti en écrasant Neko qui, selon la SNCF, n’était « pas visible ». Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin, s’était dit « particulièrement choqué » ; le ministre des Transports Clément Beaune avait officiellement écrit au PDG de la SNCF. — AFP
Merci à Marc Vergier de sa transmission, notes et commentaires.












Que l’ensemble des passagers porte plainte contre les chat !
le dernier paragraphe est erroné. Voici l’oroginal :
« Malgré leurs demandes pour retarder le départ, le train Paris-Bordeaux était parti en écrasant Neko qui, selon la SNCF, n’était « pas visible ». Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin, s’était dit « particulièrement choqué »; le ministre des Transports Clément Beaune avait officiellement écrit au PDG de la SNCF. »
Ainsi va la France des chochottes et des chachattes, engeance à l’irresponsabilité illimitée, proliférant sous les encouragements (intéressés) des journalises et des politiques
L’erreur signalée par Marc Vergier a été corrigée.
La vie d’un chat ne vaut donc pas plus de vingt minutes… Au prorata du prix du billet chat-humain, à combien de temps serait alors estimée la vie d’un être humain ? Cela vaut la peine d’y réfléchir, car il n’y a pas loin où le calcul risque de faire valoir son importance économique.
Cher Marc Vergier, on pourrait comprendre que la vie d’un chat pût paraître dérisoire, mais au regard de quoi ? Par rapport à des horaires ? (D’ailleurs, de moins en moins respectés, soit dit en passant.) Non. Je n’accepte pas votre point de vue – si je l’ai bien saisi –, car il est inadmissible.
Si j’ai bien compris votre commentaire, vous estimeriez qu’il y aurait «des chochottes et des chachattes», susceptibles d’éprouver quelque affection pour de vulgaires bestiaux… Je suis de cette engeance-là. Et j’en suis très violemment, le cas échéant…
J’adore les chats. Il y en a eu jusqu’à sept chez mes parents, toujours un, chaque nuit, dans mon lit…Mais quand on aime on protège, on surveille, on éduque… et on accepte la responsabilité de ses défaillances. Il ne s’agit pas de « 20 minutes » mais de la mise en balance d’un négligence non assumée et du dérèglement d’un réseau de dizaines de trains chargés de milliers de voyageurs plus la mobilisation dérisoire de la justice, toute honte bue… Le triomphe des « droits sans devoirs » régulièrement dénoncés dans les pages de JSF.
Il y a certains «droits» qui sont en réalité des DEVOIRS. Et c’est pour avoir perdu cela de vue que l’on en arrive à tout relativiser…
Pour rester dans le domaine animalier, j’aime assez cette formule de Tristan Bernard (sauf erreur) : «Plus je connais les hommes, plus j’aime les chiens.»
Bref, la «mise en balance» entre le dérèglement de je ne sais quel réseau à la manque et l’état d’esprit bureaucratique qui en vient à risquer de décapiter froidement un bon vieux matou (d’ailleurs, peut-être, jeune et, du reste, de sexe féminin), cette «mise en balance» me semble tout droit sortie d’un «genre» de pragmatisme macronien… Et songeant à ces choses et autres, il me revient en mémoire une histoire d’il y a quelques décennies : je ne sais plus quel convoi avait été arrêté en raison de la présence quelque part d’un certain animal ; et cela avait défrayé la chronique journalistique, chacun y allant de ses félicitations à l’adresse des cheminots. Mais il faut dire que, désormais, il n’y a plus d’authentiques cheminots, mais des «hommes machines», façon Julien Offray de La Mettrie, «filou-sophe» dont il faut aviser la trombine dérisoire pour comprendre qu’il se fût ainsi mécaniquement considéré.
Nous avions jadis «È pericoloso sporgersi» – i’ gn’en a pus d’marqué parce qu’i’ gn’a plus d’fenêtre au train –, il faudra maintenant des étiquettes portant la mention «È pericoloso portare con sé il gatto» – le conseil de «ne pas se pencher dehors» sera tantôt remplacé par celui de ne pas emmener son chat ; et ce, pour le plus grand bien des horaires : «c’était par l’horaire d’une profonde nuit» – je ne sais plus de quel chansonnier me revient ce calembour…