
Le Premier ministre canadien Mark Carney et le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche le 6 mai 2025. AFP/JIM WATSON

Face au monde marchand en crise — et même en guerre(s) —, les identités historiques, nationales et linguistiques ne manquent pas de perdurer et de se défendre. C’est ce que rapporte cet article de presse, écrit un peu de bric et de broc par Le Figaro à partir d’une dépêche de l’AFP. Jean-Luc Mélenchon joue, de son côté, avec la grandiloquence qu’on lui connaît, la partition du patriotisme linguistique et, bien sûr, politique. En l’occurrence, ce n’est pas nous qui le lui reprocherons. — Je Suis Français.

Le premier ministre Mark Carney a rompu les négociations vendredi pour défendre l’exception culturelle québécoise et notamment l’usage du français, remis en cause par l’administration Trump.
Le Canada monte au créneau pour défendre le français. La défense de la culture québécoise et de la langue de Molière s’est imposée comme l’un des principaux points d’achoppement des négociations commerciales entre Ottawa et Washington, selon Mark Carney, qui affirme avoir refusé de transiger face aux exigences américaines. «Il y a un écart énorme entre les perspectives canadiennes et les perspectives américaines» en matière de culture, a souligné lundi le premier ministre canadien, à qui il a pourtant été souvent reproché un manque de sensibilité au français.
Mark Carney, qui poursuit son apprentissage de la langue française, a ainsi fustigé les demandes introduites «dans les dernières heures» par la partie américaine, qui remettaient en cause les subventions à la culture francophone, la place des médias francophones en ligne et l’obligation d’étiquetage bilingue des produits vendus au Canada. C’est aussi une question de «découvrabilité» des productions québécoises, a ajouté lundi le premier ministre canadien, c’est-à-dire de «disponibilité (du contenu) en ligne et (de) sa capacité à être repéré parmi un vaste ensemble», comme l’indique le gouvernement du Québec sur son site internet officiel.Passer la publicité
85% des Québécois soutiennent la décision de Mark Carney
«La question de l’exception culturelle québécoise a toujours irrité les Américains», souligne la professeure de science politique à l’Université d’Ottawa Geneviève Tellier, précisant que d’autres facteurs ont aussi contribué à l’échec des pourparlers, comme les surtaxes sur l’automobile. «Le Canada force les entreprises technologiques américaines à prélever un pourcentage de leurs bénéfices pour les reverser à des concurrents canadiens», a dénoncé lundi le négociateur américain Jamieson Greer sur la chaîne CNBC. En juillet, Mark Carney avait pourtant annoncé l’annulation de l’application d’une taxe qui devait être imposée à hauteur de 5% aux diffuseurs en ligne américains.
«Mais je comprends pourquoi les Québécois veulent avoir du contenu en français», a nuancé Jamieson Greer, lui-même francophone. Au Québec, où un peu plus de 75% des 9 millions d’habitants parlent le plus souvent le français, le choix de Mark Carney de rompre les négociations vendredi et de soutenir ces droits culturels qualifiés de «fondamentaux» a largement suscité l’approbation. Un sondage publié dimanche par l’institut Angus Reid établit en effet que 85% des Québécois estiment qu’il s’agissait de «la bonne chose à faire» – le taux le plus élevé parmi les dix provinces canadiennes.
«Trump menace le Québec», fustige Jean-Luc Mélenchon
«On avait pourtant souvent reproché à Mark Carney son manque de sensibilité au fait français», affirme Geneviève Tellier, qui relève cette prise de position inédite du premier ministre libéral (centre-gauche) depuis son accession au pouvoir en mars 2025.
La dirigeante du Québec, Christine Fréchette, a estimé pour sa part lundi, aux côtés de Mark Carney, que «le Québec est confronté à d’énormes vents contraires» mais ne se «laissera pas intimider». «Notre identité ne se négocie pas», avait déclaré dimanche sur son compte X la Québécoise, qui remettra en jeu son poste de première ministre provinciale lors de prochaines élections législatives, le 5 octobre, pour l’instant menées dans les sondages par le dirigeant d’un parti indépendantiste.

L’importance prise par la culture québécoise et par la langue française dans la guerre tarifaire avec les États-Unis a fait réagir jusqu’outre-Atlantique. «Trump menace le Québec. Il lui en cuirait d’aller plus loin dans cette direction. Les Français sont liés au Québec. Soyons prêts à agir à la rescousse du Canada et du Québec», a déclaré dimanche le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. o■oLE FIGARO AVEC AFP












Curieux comme les cocos ou assimilés sont, en certains points , plus sensibles au maintien de cerains usages que des droitards.
( demande de ne pas mettre ma cravate , pour port jugé » Has been » (vers 2005) par une personne bien à droite tendance Medef qui m’avait invité à assister la cérémonie du 11 novembre suivie d’un « cocktail » à la mairie) !
En prime, visite de l’école privée avec présence de l’ évêque- habillé en « bourgeois » et non en ecclésiastique , se faisant donner du » Père » au lieu de Monseigneur- .
Face à la possibilité d’un referendum sur l’indépendance du Québec, qui a des chances de succès et serait certainement adopté si les conditions électorales de Nouvelle Calédonie y étaient appliquées, le système politique canadien donnera tous les gages possibles aux francophones.