
Par Aristide Ankou.
De quoi s’agit-il ? Dans Le Figaro du 17 septembre, Eugénie Bastié le situe ainsi : « Devenue en quelques mois la bête noire des progressistes, l’actrice américaine Sydney Sweeney, qui a causé l’ire des féministes par une vidéo dénudée, cristallise une étrange bataille culturelle. » Tel est le sujet, ici, dont Aristide Ankou, comme à son ordinaire, traite brillamment.

« L’affaire » Sydney Sweeney nous rappelle utilement que le féminisme contemporain est une idéologie, à l’instar du communisme, dont il dérive d’ailleurs en grande partie, via les Écritures de sainte Simone.
Dire que le féminisme est une idéologie signifie qu’il suit obstinément la logique d’une idée, idée qui est posée comme un axiome et qui, loin de dériver de l’observation de la réalité, de l’expérience, est au contraire un écran opaque qui s’interpose entre l’individu et la réalité.
Cette idée, personne ne l’ignore, est celle de la domination masculine (parfois aussi nommée « patriarcat ») : depuis l’aube de l’humanité et partout dans le monde, les hommes cherchent à dominer les femmes, à les soumettre à leur injuste volonté. Depuis l’aube de l’humanité et partout dans le monde, les hommes sont des oppresseurs et les femmes sont des victimes.
C’est à l’aune de cette idée fixe que la réalité devra systématiquement être analysée. Tout doit être retraduit dans les termes de l’oppression, de la soumission (hello, la lutte des classes).
Bien évidemment, il pourra arriver (et il arrivera en fait très souvent) que la réalité paraisse ne pas être conforme à cette idée fondamentale. En ce cas, l’idée devra toujours être préférée à la réalité. Et la réalité devra être retravaillée pour se conformer à l’idée.
La théorie face à la réalité
Il arrivera souvent, par exemple, que des femmes ne se sentent pas particulièrement opprimées par les hommes, qu’elles recherchent même leur compagnie, qu’elles se soucient de leurs regards et de leurs désirs et qu’elles aspirent à fonder une famille avec l’un d’entre eux.
La théorie nous dit que, étant opprimées, toutes les femmes devraient chercher à s’émanciper, c’est-à-dire à se libérer de tout lien de dépendance envers les hommes et les enfants, car la maternité est, depuis l’aube de l’humanité et partout dans le monde, la chaîne la plus lourde et la plus solide que les hommes ont placée autour de la nuque des femmes.
La théorie nous dit qu’une femme devrait considérer avec horreur le fait d’être considérée comme un « objet sexuel » par les hommes, c’est-à-dire qu’elle devrait considérer avec dégoût et même avec colère les hommages rendus par les hommes à sa beauté, car c’est là le premier maillon de la chaîne de sa servitude.
Si tel n’est pas le cas, cela signifie non pas que la théorie aurait besoin d’être révisée ou abandonnée, mais que les femmes en question ont intériorisé leur domination par les hommes, de sorte que ce qu’elles peuvent penser, dire et faire ne compte absolument pas. Elles devront être traitées avec autant de mépris, de brutalité et de vice que n’importe quel homme ordinaire.
Autrement dit, le féminisme conduit nécessairement à une dissociation entre les femmes et l’idée des femmes. Le féminisme cherchera encore et toujours à remodeler les femmes réelles, de chair et de sang, pour les rendre conformes à leur exemplaire idéal.
Dans le féminisme, la « femme » est une construction idéologique, exactement de la même manière que, dans les régimes communistes, le « prolétariat » était une pure construction idéologique. Si le prolétariat réel ne se comportait pas comme attendu selon la théorie, cela prouvait simplement qu’il n’était pas le « vrai » prolétariat puisqu’il était infecté par des idées « petites-bourgeoises ». Le prolétariat réel, les prolétaires de chair et de sang devenaient donc des ennemis de classe à éliminer, parmi tant d’autres. Le prolétariat était tout entier dans le parti, c’est-à-dire dans l’idée que s’en faisaient les intellectuels du parti (souvent d’origine petite-bourgeoise) et nulle part ailleurs.
L’émancipation selon le féminisme
Ainsi donc, lorsque les féministes nous disent lutter pour « l’émancipation des femmes », cela ne doit pas être compris comme une lutte pour que chaque femme puisse « suivre ses rêves », emprunter le chemin de vie qu’elle désire. Cela signifie uniquement que la liberté revendiquée pour les femmes par le féminisme sera la liberté de se conduire conformément à la théorie féministe, rien de plus.
Par conséquent, les femmes qui, par exemple, aspirent à devenir mères au foyer seront traitées comme des suppôts du patriarcat et tout devra être fait pour les empêcher de réaliser leur désir. À commencer par le mépris public à larges doses.
De la même manière, une femme qui considérera le désir masculin non pas comme la première étape vers le viol et le « féminicide » mais comme une des joies de l’existence pour une femme, et qui osera le manifester par son comportement, devra être ostracisée et, si possible, réduite au silence, car elle fait « le jeu du patriarcat ».
Ce qui nous conduit à la conclusion implacable que Sydney Sweeney n’est pas une femme mais un homme qui cherche à se faire passer pour une femme. o ■o ARISTIDE ANKOU
* Précédemment paru sur la riche page Facebook de l’auteur, (le 17.9.2026).
Aristide Ankou













Au fait qui a oppressé les Amazones:personne. Il est intéressant de regarder la GUEULE et non le visage d’une folledingue féministe, parce qu’une femme, une vraie avec un grand F,sait qu’avec le charme et son physique, elle obtient tout ce qu’elle veut des Hommes.
Ce que l’on appelle aujourd’hui «féminisme» n’est rien que le pendant très attardé de l’«humanisme» ou droit-d’l’hommisme … Tandis que le «non-genrisme» n’est, ni plus ni moins, que le «libre examen» conduit au terme de son absurdité. L’origine de toutes ses immondes fadaises est très bêtement le protestantisme, avec son cortège lubrique de dérivés calvino-puritains.
Il n’en reste pas moins que, en Occident, les «bonnes femmes» ont gravement eu à endurer les insupportables doctrines modernes de pseudo-virilité masculine. Il faut un tantinet savoir se reporter aux antiques vérités pour apprendre que ce que l’on appelle «virilité» est en réalité une qualité très strictement féminine (expression de la “bakhti”), que tout humain doit avoir très largement en partage et, quand il la possède au plus haut degré, il apparaît en qualité de guerrier tout particulièrement héroïque.
Plus pragmatiquement, n’importe quel quidam un tant soit peu bien élevé sait pertinemment que le plus grand «courage» se rencontre chez les femmes, et ce, très exactement, pour la raison de cette «virilité» qui leur est plus spécifiquement attachée ; c’est-à-dire que, dans le composé de qualités constituant une individualité, la tendance «active» (rajasique) est exaltée dans l’idéal féminin et préférentiellement «dominante» chez l’humain de la seconde caste (le kshatriya ou guerrier) ; tandis que la tendance «spéculative» (sattwique) est exaltée dans l’idéal masculin et «dominante» chez l’humain de la première caste (le brâhmana ou prêtre).
Cela étant posé, dans la perspective moderne du féminisme-humanisme, on pourrait alors se demander ce qu’il en serait de la tendance que l’on pourrait qualifier de «oisive» (tamasique), qui, sans idéal d’exaltation, devrait être néanmoins dominante chez l’humain de la troisième caste (vaishya ou commerçant-artisan-paysan). Or, cela n’intéresse ni le vocabulaire ni les faits de la modernité, si bien que si l’on peut observer pléthore de faux-guerriers et de faux-prêtres, la société moderne ne peut même plus compter sur l’exercice de faux-ouvriers, car il ne peut plus y en avoir ; tout le reste est réduit à la quatrième caste, celle des «shudras» ou serfs-prolétaires-salariés, en-dessous des honorables – quoique possiblement infortunés – esclaves de l’Antiquité : les «shudras» modernes n’appartiennent plus à la domesticité, c’est-à-dire qu’ils sont étrangers à la Maison, au fief (ou «affranchis», si l’on préfère), destinés à ne plus avoir d’existence domestique, c’est-à-dire, en termes modernes : aucune existence «sociale» : ni homme ni femme, ils sont les contraires radicaux de la pureté Androgynique originelle, parce que condamnés à la pollution inclusive de l’inverti.e final.e – ici, on ne peut faire l’économie de la ponctuation dégenrante…