
Les analyses, supputations, hypothèses diverses et redites infinies vont leur train sur les plateaux de télévision, notamment ceux des chaînes d’information en continu qui en font leurs choux gras.
Il est encore tôt pour prendre la mesure des conséquences des deux décisions d’hier : celle du verdict, en un sens libérateur, rendu en appel ; celle de Marine Le Pen de prendre le chemin, sans doute difficile et tortueux, de sa candidature, confirmée à 20 heures.
En tout cas, nonobstant les palabres médiatico-politiciennes, les dés sont maintenant jetés et une partie aux rebondissements multiples, semble-t-il, est désormais engagée.
Alain Minc exprime ce matin, dans le même Figaro, la réaction, non exempte de panique, des partisans de la perpétuation non pas du « macronisme », désormais en échec à leurs yeux, mais du Système en place, qu’Emmanuel Macron était censé incarner, ce pourquoi il avait été choisi par Alain Minc et ses pareils.
Sa position est claire et elle exprime le choix de l’extrême centre : « Édouard Philippe est le seul candidat qui peut éviter un second tour RN-LFI. » Hypothèse impie !
Son raisonnement s’articule en fonction des catastrophes qu’il redoute, de la dose de panique qu’il ne dissimule guère : « Ce choix relève d’un raisonnement qui équivaut à une démonstration mathématique. Premier élément, un second tour RN-LFI serait un drame pour ce pays. Deuxième élément, la victoire du RN, qui résulterait de ce deuxième tour, en dehors de la honte qu’il constituerait, serait une catastrophe pour le pays. Afin d’éviter cela, il est nécessaire d’avoir un candidat modéré, capable, au second tour, de recueillir l’essentiel des voix de l’autre camp. » Honte, drame et catastrophe : tel est le trilème d’Alain Minc. Celui de l’extrême centre !
Minc utilise aussi la double menace du déshonneur et de la mise sous tutelle du FMI. On ne saurait être plus manichéen : « Si LFI gagnait, la France serait déshonorée et, si le RN l’emportait, la France terminerait sous la tutelle du FMI. »
Le vœu d’Alain Minc, c’est simplement la perpétuation de la « mondialisation heureuse », si propice aux milliardaires, dont lui-même. Sous l’appellation flatteuse de « cercle de la raison ».
La France historique ? La civilisation européenne ? Les merveilles en tout genre que porte leur héritage encore vivant ? Ce n’est pas l’affaire de ce camp-là.
De l’autre côté du paysage politique, Le Monde, lui aussi, quoique s’abreuvant à d’autres sources idéologiques, crache son venin contre tout ce qui s’apparente au camp national, tout ce qui défend, ou tente de défendre, l’héritage national et la Tradition.
Les jours qui viennent ne manqueront pas d’apporter de nouvelles démonstrations des vices du système politique français, qui atteignent justement leur paroxysme à mesure que s’approche l’élection du chef de l’État. — Je Suis Français













Monsieur Minc, votre clairvoyance et expertise politique nous ont valu dix ans de Macron, mais vous ne pouvez vous empêcher de recommencer! Merci mais gardez vos analyses et recommandations pour votre publis, de plus en plus restreint.