
Par Jean de Maistre.
La question, une fois de plus posée, d’un éventuel rétablissement de la peine de mort, — reprise sous forme d’une vidéo dans nos colonnes* — , a inspiré à Jean de Maistre les fortes réflexions qu’on peut lire ici. Le débat, que l’actualité ravive cruellement, reste ouvert. — JSF

On pourra remarquer que les adversaires les plus farouches de la peine de mort, ceux dont la si exquise sensibilité s’effraie à l’idée qu’on puisse condamner à mort un violeur et meurtrier d’enfant ou un terroriste qui fait des dizaines de victimes sont les partisans les plus farouches de l’avortement, cet assassinat légal, sans qu’ils paraissent s’étonner de la contradiction. Le philosophe Marcel Conche, dans ses traités de morale, a écrit de belles pages sur ce sujet.
Une vision contestée de la nature humaine
L’opposition à la peine de mort est typique de l’anthropologie de gauche, fausse du début à la fin lorsqu’elle affirme que l’homme est naturellement bon et qu’il est perverti par les conditions sociales dans lesquelles il vit. Établissez l’égalité, la justice sociale et vous verrez le crime disparaître du monde humain. Je n’adhère pas à cette anthropologie qui prend ses désirs pour la réalité. Le Mal existe dans le monde humain, chaque jour nous en apporte la preuve et certains humains incarnent ce Mal et perdent ainsi le droit de cohabiter avec ceux et celles qui tentent vaille que vaille de respecter un certain ordre moral et légal afin de ne pas nuire à leurs semblables.
L’exemple des criminels jugés irrécupérables
Le 14 février 2018, Nikolas Cruz entre dans un lycée de Floride, tue à l’arme automatique 17 personnes puis va tranquillement s’acheter une glace au Starbucks proche. Cet individu que l’on voyait sourire ou franchement rigoler avec ses avocats pendant son procès n’a-t-il pas perdu le droit de vivre parmi les humains ? On sait que depuis longtemps la gauche préfère les criminels aux honnêtes gens parce que, n’est-ce pas, les premiers sont d’abord les victimes d’une société injuste. Relisez Les Misérables de Hugo, vous y avez la quintessence de l’essence de l’anthropologie de gauche.o ■oJEAN DE MAISTRE
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Le problème n’est pas de rétablir la peine de mort, mais COMMENT la rétablir : recrutement des bourreaux, des aides, installation des guillotines, etc