
Par Philippe SCHNEIDER*.
Le miracle n’a pas eu lieu : la loi satanique légalisant l’euthanasie est passée. Certes, la majorité est faible et il est à remarquer qu’à chaque vote, elle a diminué, sans doute parce que de plus en plus de députés s’apercevaient de la monstruosité de cette loi perverse. Cela n’a pas suffi. La France s’enfonce dans la barbarie. Certes, il y a des recours auprès du Conseil constitutionnel, cela permettra peut-être de diminuer un peu les conséquences de cette loi, du moins dans un premier temps. Il ne faut pas oublier que, le principe étant adopté, comme cela s’est passé dans les autres pays à ce sujet ou en France avec toutes ces lois dites « sociétales », il y aura des nouvelles lois étendant les possibilités de meurtres.
Comme le dit si bien Richard de Seze dans « Politique Magazine » : « Voici que la France est enfin dotée d’une loi euthanasique qui manquait à sa panoplie républicaine fraternelle. On va pouvoir, enfin ! mourir à nouveau des mains de l’État. Ça manquait à tous ceux qui ont aboli la peine de mort, sauf pour les fœtus. C’est dans la nature d’un régime né dans le sang des Français et qui s’en est nourri. » Le même Richard de Seze pose la bonne question : « Mais qu’est-ce qu’une République française sans meurtres de masse, qu’est-ce qu’un président sans son quota de cadavres ? »
Nos gouvernants font semblant de regretter la baisse des naissances mais autorisent l’assassinat d’environ 250.000 enfants par an ! Ils auraient bien été utiles aujourd’hui, certains seraient aujourd’hui des adultes en pleine possession de leurs moyens. Ils seraient une richesse pour notre pays et le problème des retraites serait en grande partie réglé mais… ils sont morts, chacun entre leur conception et leur naissance. Ainsi l’a voulu la république !
Comme il n’y a plus assez d’actifs, les immigrants ne les remplaçant pas – sauf exception – mais pesant lourdement sur nos dépenses sociales, la république et ses « mentors » ont trouvé qu’il serait plus « rentable » de supprimer ceux qui coûtent cher à la société : les malades, les handicapés, les personnes âgées… D’où cette loi sur « la fin de vie », aussi appelée « suicide assisté » pour ne pas dire « encouragé », comme cela se passe maintenant au Canada, aux Pays-Bas… Tout ceci pour ne pas parler d’euthanasie, mot, comme l’ont dit plusieurs élus, rappelant trop Hitler. Au moins, il était plus franc, cet abominable personnage, bon héritier de Robespierre ! Et puis, que veut dire « fin de vie » ? C’est une notion qui peut largement évoluer : après tout, n’est-on pas en « début de fin de vie » dès le moment où l’on est conçu ?
En fait, toutes les « valeurs » qui fondaient la civilisation française, comme toutes les vraies civilisations, doivent être supprimées, c’est la volonté affirmée de nos gouvernants, qu’ils soient de « gauche » (mais pas tous, il y en a qui « sauvent l’honneur » comme Dominique Potier, le député de Toul), du centre ou de « droite » qui généralement s’opposent puis laissent faire et, revenant au pouvoir, ne changent pas les lois scélérates déjà votées. À ce sujet, lors des prochaines présidentielles, il sera impératif de ne voter que pour des candidats s’engageant à supprimer cette loi sur l’euthanasie. Sans grand espoir, car la république, comme dit ci-dessus, aime verser le sang des Français.
Cela aboutit logiquement à la fin de la France qui est voulue par nos gouvernants. Et c’est dans tous les domaines. Nous venons de le voir encore lors de la rencontre entre Macron et le chancelier allemand Merz au cours d’un pseudo-conseil des ministres « franco-allemand » (nous n’avions même pas cela sous l’Occupation !) : Macron a tout lâché sur le plan militaire, surtout au niveau de notre industrie de l’armement terrestre qui – à terme – appartiendra aux Allemands, ce qu’elle est déjà en grande partie. Heureusement que Dassault résiste et veut rester Français ! Et même notre armement nucléaire commence à être lâché par le « grand traître » ! De plus, ils ne sont même pas capables de protéger les Français contre les feux de forêt par impréparation, incapables qu’ils sont de prévoir au-delà de la prochaine élection. Ils préfèrent – pour « tenir » la population – dépenser l’argent qu’ils n’ont pas (!) dans une bureaucratie tentaculaire très souvent inutile, voire néfaste, ou en dépenses scandaleuses comme – exemple parmi d’autres – les éoliennes. Mais, chut, il ne faut pas le dire. La vérité leur fait peur et ils veulent la museler, comme le prouvent toutes les tentatives de faire taire chaînes ou journalistes « non conformes à la “doxa macronienne” ». Une véritable censure « pointe son nez » et avec l’appui de la gauche !
Pourtant, comme je vous l’écris continuellement et que je crois fermement – sinon il conviendrait de ne pas perdre son temps et son argent –, rien n’est perdu. Tout peut être sauvé si la France retrouve son indépendance et ses valeurs, au premier rang desquelles la défense de la vie. Notre Prince Jean nous montre l’exemple, il sera un très bon Roi de France qui restaurera notre France éternelle. Il faut travailler à renforcer le courant royaliste. o ■ o PHILIPPE SCHNEIDER
* la Lorraine Royaliste, éditorial













Tout à fait d’accord avec Philippe Schneider, j’adhère totalement à son point de vue.
JSF : Tout à fait d’accord également avec Philippe SCHNEIDER , j’adhère totalement à son point de vue et à celui de Richard de SEZE
Mais que n’a-t-on tenu compte de la prophétie , pourtant d’un homme de gauche : Jean JAURÈS, révélée par Étienne GILSON, 100 fois et toujours en vain citée :
Voilà ce que déclara Jean JAURÈS à l’Assemblée, selon les termes dans lesquels s’exprime Léon BLUM : « JAURÈS , rappelle Monsieur Léon BLUM, était un partisan résolu des études classiques. On aurait donc pu s’attendre lorsqu’il s’agit d’accorder aux études modernes les mêmes sanctions qu’aux études classiques en 1896, à une résistance décidée de sa part. Il voyait en effet dans cette équivalence une prime à la facilité qui provoquerait la ruine des humanités. Jaurès le dit, mais il votera cependant la mesure au nom de son parti et pourquoi ? Parce que la mort des humanités signifiait la mort de la bourgeoisie. Pour s’en convaincre il suffira de l’écouter : « La bourgeoisie, en appelant à sa tête des hommes imprégnés de la culture antique, essayait d’ajouter par elle au prestige grossier de l’argent, le prestige d’une noble culture. Vous faites de singuliers progrès dans la décadence, Messieurs. Non Messieurs vous vous dépouillez, vous vous découronnez vous-même, et voilà pourquoi nous votons avec vous . »Pour un ordre catholique (1934)d’Étienne GILSON)
@ Baizeau Jean- Brice
Merci pour ce commentaire érudit et riche. Où seront les hommes – et les femmes – de culture des temps à venir ? Et combien en restera-t-il ? Je crains qu’il faille les chercher à la loupe et à la lampe torche.
Conservons précieusement les bibliothèques pour le jour où le goût de la sagesse et du savoir se réempareront des générations futures qui s’émerveilleront de les redécouvrir.
Ce n’est pas pour demain.
@Anne
Depuis la révolution française son mythe et ses dérivés ( ou héritiers) divers nous sommes voués au fantasme de l’autodestruction. (sur de nombreux plans !) Ce qu’Augustin Cochin appelait la non -pensée, Gueglielmo Ferrero, l’historien italien parlait pour l’Europe des « destructeurs » venus illégitimement par l’émeute au pouvoir et s’opposant bien sûr- c’est si facile- aux « constructeurs », destructeurs qui ont conduit ensuite l’Europe au suicide lors de des deux guerres mondiales, de 1914 à 1945.
Il existe des personnes qui veulent résister à ce qui est devenu un nihilisme franchement assumé ou toléré par les élites, il ne s’agit pas d’attendre un retour à la culture devant sa destruction programmée, mais de fédérer dès aujourd’hui ces bonnes volontés, déjà pour nous sortir de cet oxymore de » monarchie républicaine, « qui conserve le mal de la république, en privant d’un vrai Roi au profit d’un imposteur de plus en plus imbuvable depuis sa création.
Reprendre aujourd’hui la démarche de » la Satire Ménippée « de 1593 qui nous conduit à un pouvoir incarné qui transcende nos querelles d’égo. Maintenant, pour résister rien ne nous interdit de prendre aussi de la hauteur par la culture, de transformer chaque instant de notre vie, en un instant d’éternité, comme nous y invite Dostoïevski dans son œuvre tourmentée, ni de suivre- entre autre- la réflexion profonde d’un René Girard, sur « le désir mimétique » qui pourrit notre vie et qui depuis Caïn une de ses premières victimes-si on y réfléchit- sème la mort.
Vous avez raison, le combat pour la culture est un combat contre la mort, celle qu’ils veulent nous administrer… de notre vivant ! Comme disait le grand Bernanos, si inspiré : « ils ne nous aurons pas vivants. » Nous n’avons pas vocation à être effacés de l’histoire, de notre histoire. Résistons……