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C’est un grand texte, une tribune importante que Michel Houellebecq publie ce matin dans le Figaro, sur la loi fin de vie : « La mer noircie de sang »

vendredi 10 juillet 2026vendredi 10 juillet 2026 sur JSF
« les témoignages littéraires montrent clairement que les chevaliers du Moyen Âge versaient sans retenue des larmes lors de la mort de leurs compagnons d’armes« .

C’est bien sûr un texte réagissant à l’immédiate actualité, mais du point de vue de l’Histoire, de la philosophie, de la civilisation, la nôtre en particulier, du point de vue de notre dignité et, en définitive, de la religion, toujours présente, latente, dans la pensée de Michel Houellebecq. Un texte d’une « altitude mentale » qui mérite réflexion, discussion, sans aucun doute anti-progressiste et clairement dans la veine « antimoderne ». Contentons-nous de le proposer aux lecteurs de JSF. Sur ce sujet crucial, il n’en est pas paru d’autre, à notre connaissance, qui se situe à ce niveau-là. — Je Suis Français.

Par Michel Houellebecq.

TRIBUNE – Les députés devraient adopter définitivement, le 15 juillet, la proposition de loi sur la fin de vie. À cette occasion, l’écrivain, rare dans le débat public, confie les raisons profondes pour lesquelles il s’oppose à l’euthanasie. Un texte virtuose que Le Figaro publie en exclusivité.

On raconte que Gandhi, interrogé sur ce qu’il pensait de la civilisation occidentale, aurait répondu après quelques secondes : « Ça pourrait être une bonne idée. » C’est drôle et quand même injuste, il y a eu une civilisation occidentale ; mais le fait est qu’elle est plutôt derrière nous. Parler de « civilisation » pour désigner l’état des choses en Europe donne l’impression qu’on se gargarise d’un grand mot. On le sent bien, au fond, même si se l’avouer demeure difficile, c’est plié.

Nos remplaçants s’il y en a, et s’il leur arrive de penser à nous dans quelques siècles, n’éprouveront ni indignation ni colère ; ils ne seront plus concernés. Ils ressentiront probablement un vague dégoût, et surtout une immense perplexité. Les plus lettrés tenteront de la réduire par l’écriture d’énormes ouvrages, dont Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain reste un exemple classique. Un résumé simplifié des thèses de Gibbon expliquant la chute de l’Empire romain par le développement du christianisme, outre qu’il est convaincant et clair, présente l’avantage de pouvoir être prolongé sans difficulté par les thèses d’Auguste Comte sur le passage de l’état théologique à l’état métaphysique, dont l’unique fonction aura été de détruire. Le déclin de l’Occident trouve ainsi son explication naturelle dans la chute du christianisme initiée par le protestantisme, accomplie par le siècle des Lumières. Nietzsche dit à peu près la même chose, en y rajoutant d’amusants effets spéciaux mettant en scène des saltimbanques et des aigles. Ce qui ne colle par contre plus très bien, c’est que les choses ne vont pas mieux en Asie ; le déclin démographique, dans les pays technologiquement les plus avancés – Japon, Corée, plus récemment Chine -, y est même encore plus rapide, au point que leurs populations risquent, à un terme pas si éloigné, de disparaître. C’est bel et bien la modernité toute entière qui s’autodétruit sous nos yeux incompréhensifs.Passer la publicité

« Les choses tombent en morceaux ; le centre ne peut plus tenir ;/ La pure anarchie est lâchée sur le monde », écrit Yeats en 1919, pressentant que, pour l’Europe, la guerre qui vient de s’achever n’aura été que l’annonciation d’autres désastres plus considérables. La guerre a donné naissance à la guerre, le nazisme a ouvert une porte sombre qui ne s’est jamais totalement refermée, les deux guerres mondiales n’ont fait qu’accélérer la décomposition des pays qui ont commis la folie de s’y engager. Un siècle après le poème de Yeats, le centre n’a pas tenu – et cela apparaît avec une évidence particulière dans le cas du centre politique européen, Bruxelles. En Belgique, l’euthanasie, ouverte aux « personnes en souffrance psychique » depuis 2002, l’est aux mineurs depuis 2014. Quelques marges tiennent encore, mais l’une après l’autre les digues cèdent, et nous sommes submergés par cette « mer noircie de sang », dont parle Yeats dans le vers suivant.

La France devrait être la prochaine digue emportée par cette mer ; il demeure possible de l’éviter, mais l’espoir s’amenuise. Depuis le temps, plusieurs années déjà, que je m’efforce de lutter contre l’euthanasie, alors que grandit en moi la conviction de mener un combat perdu d’avance, j’ai l’impression d’avoir joué toutes mes cartes, et même de commencer à tricher. Une dernière fois, je ne crois pas inutile de recommander à ceux dont le vote aura force de loi de méditer sur le peu de philosophes qui ont, au long des siècles, approuvé le suicide – c’est même assez stupéfiant : le « progressisme » balaie avec mépris, d’un revers de main, non seulement l’ensemble des traditions religieuses existantes, mais à peu près tout ce qu’ont pu penser les philosophes antérieurs ; une telle arrogance ne s’était, je pense, jamais manifestée dans l’histoire humaine. Mais les philosophies, contrairement aux religions, parlent surtout à l’intelligence de l’être humain, atteignent difficilement ce qu’il a d’essentiel. La religion catholique, malgré, paraît-il, quelques frémissements récents, est depuis longtemps à la ramasse en Europe, et je n’en suis pas au point de préférer une société islamique, au motif que la société laïque s’écarte de la loi morale.

Il suffit d’examiner les arguments des partisans de l’euthanasie pour être envahi par le dégoût, et qu’à force de dégoût se déclenche une insurrection morale.Michel Houellebecq

Mais je ne suis pas certain d’avoir envie d’appartenir à une société qui légalise l’euthanasie ; défendre l’Occident d’accord, à condition qu’il mérite d’être défendu. Il suffit d’examiner les arguments des partisans de l’euthanasie pour être envahi par le dégoût, et qu’à force de dégoût se déclenche une insurrection morale ; ces arguments se résument en réalité à un seul, qui est la dignité, mais ce mot a été employé si souvent, et de manière si perverse, qu’il est devenu difficile d’appréhender sa signification. Vu par les partisans de l’euthanasie, le désir de dignité manifesté par le mourant, dont témoignent les proches, est en général exprimé par des phrases du genre : « Il n’aurait pas supporté de devenir un légume. » L’assertion serait plus convaincante s’ils pouvaient la compléter ainsi : « Il n’aurait pas supporté de devenir un légume, il aurait préféré devenir un cadavre. » Ajoutons que la métaphore du légume témoigne d’une vision péniblement pragmatique de l’être humain. Idéalement, il faudrait que l’être humain se meuve, accomplisse des actes, enfin mène une vie active. Et si c’est décidément impossible il faudrait du moins qu’il communique, qu’il se montre capable d’interagir, au moins par la parole, avec le reste de la société. L’humain se voit réduit à sa valeur d’usage, c’est-à-dire sa valeur initiale minorée d’un coefficient d’usure. On peut difficilement imaginer opposition plus frontale avec la dignité humaine au sens d’Emmanuel Kant, avec l’idée kantienne que l’humanité, dans sa propre personne comme dans celle d’autrui, doit toujours être considérée comme fin, et jamais simplement comme moyen.

Une première altération s’était déjà produite, et ce fut malheureusement à l’occasion du combat si justifié contre la souffrance animale, lorsque les « antispécistes » entreprirent de le mener au nom de la notion douteuse de « droits de l’animal », alors qu’il suffisait de continuer à entendre la voix modeste mais incandescente, éternelle, de la compassion. Avec l’euthanasie, ce n’est plus d’une altération qu’il s’agit, mais d’une plongée dans le gouffre. Pour Kant, pour les penseurs de siècles plus naïfs, la dignité humaine était liée, tout simplement, au fait d’être un homme. Nous ne voyons plus les choses de la même manière. La dignité humaine s’altère en nous, notre vie est en elle-même un processus d’altération, et nous devons à chaque moment être prêts à la justifier à nos propres yeux, voire à ceux d’autrui (pour autant que cela fasse une différence).

Depuis bientôt deux siècles, le spectre du nihilisme hante l’Europe occidentale. Maintenant ça y est, nous y sommes ; nous n’attendions pas le nihilisme sous cette forme, il n’est ni sombre ni crépusculaire ; il est plutôt bariolé et gai. Pour se le représenter, il ne faut pas songer à Dostoïevski ni à Nietzsche, mais plutôt se souvenir d’un clip des magasins Simons (c’est une chaîne canadienne de magasins de vêtements) qui était supposé mettre en scène une euthanasie heureuse. C’était d’une dignité à hurler. Filmé au bord de la mer, il y avait des vagues et du violoncelle, un grand repas convivial avec du cheesecake et des éclats de rire, la chose était titrée : « Tout est beauté », la future morte était jeune, émouvante et sympathique, il s’agissait d’une artiste, on la voyait dessiner des formes dans le sable avec un bâton. Simons a retiré son clip, il y avait eu sur internet trop de commentaires sarcastiques se moquant de l’utilisation des codes de l’industrie du luxe pour promouvoir l’euthanasie. En effet, on se serait cru dans une pub Chanel ou Saint Laurent.

Toute personne ayant écrit, ou même simplement tenté d’écrire, sait qu’il est parfois possible – c’est difficilement explicable, mais c’est ainsi – d’exprimer par écrit des réalités inaccessibles à la parole.

Creusons un peu cette affaire de dignité. Du temps où je me documentais sur l’affaire Vincent Lambert, j’ai le souvenir d’un « livre blanc » sur le fonctionnement des centres EVC-EPR, ceux créés par la loi Kouchner, et dans lesquels Vincent Lambert aurait dû trouver sa place si le système médical avait correctement fonctionné. Une anecdote m’avait frappé, celle d’une femme silencieuse depuis des années, qui d’un seul coup s’était remise à parler, à l’occasion d’une visite imprévue. Alors qu’un médecin manifestait sa stupéfaction, parce que depuis des années il tentait en vain d’établir un contact, elle lui avait répondu : « Ce que vous disiez n’était pas tellement intéressant. » Un état de santé très compromis peut excuser certains manquements à la politesse, mais quand même c’est un enseignement qu’il convient de retenir : si les gens ne vous parlent pas, c’est parfois qu’ils n’ont rien à vous dire.

Toute personne ayant écrit, ou même simplement tenté d’écrire, sait qu’il est parfois possible – c’est difficilement explicable, mais c’est ainsi – d’exprimer par écrit des réalités inaccessibles à la parole. Et toute personne ayant effectivement écrit sait autre chose, de plus triste, c’est que ce qu’on a écrit ne sera qu’une faible trace de ce qu’on a rêvé d’écrire. Même quelqu’un d’aussi monstrueux dans sa productivité littéraire que l’a été Balzac en fait l’aveu : les livres qu’on a écrits sont moins beaux que ceux que l’on s’est contenté de rêver. La parole n’est qu’une fraction de l’écrit, qui lui-même n’est qu’une fraction de la vie intérieure. Réduire l’esprit d’un homme à ses facultés de communication orale est tout simplement stupide.

Si l’on examine les choses sous l’angle des mœurs, se comporter avec dignité, ce serait adopter, face aux souffrances et chagrins de la vie, une attitude de calme, de retenue, de stoïcisme. La dignité serait en somme peu différente de la pudeur émotionnelle ; ce qui incite déjà à la méfiance. Si la pudeur est dans tous les cas un sentiment plutôt louche, un peu trop associé à la honte, la pudeur émotionnelle est, de toutes les formes qu’il peut prendre, de loin la plus toxique. J’ai tellement entendu louer dans les médias la « dignité » des victimes de tel ou tel fait divers tragique que j’en suis venu à prendre le mot de dignité en grippe. Face à une grande souffrance, l’attitude la plus saine est bien évidemment de pleurer, de hurler, de gémir, d’implorer la pitié de la divinité ou des autres hommes. Le stoïcien n’est au fond qu’un pantin théorique, dénué de toute vraisemblance, et le stoïcisme, une philosophie qu’il vaudrait mieux passer sous silence.

Ce n’est pas seulement, je le mesure avec surprise, sur le plan sexuel que nous sommes aux antipodes des années baba cool qui ont marqué ma jeunesse. Lorsque j’étais adolescent, il était de bon ton de critiquer l’adage « un garçon ne pleure pas », et d’encourager au contraire les garçons à exprimer librement leur émotivité. La portée de cet adage avait d’ailleurs été largement surestimée : les témoignages littéraires montrent clairement que les chevaliers du Moyen Âge versaient sans retenue des larmes lors de la mort de leurs compagnons d’armes ; c’est seulement à partir du début du XXe siècle, et surtout dans les pays anglo-saxons, que l’injonction à la pudeur s’est imposée, en même temps que le choix de dissimuler la mort, et pour les mêmes raisons.

Un demi-siècle après l’ère baba cool, tout a changé, et ce ne sont plus seulement les hommes qui doivent retenir leurs larmes ; les femmes, de préférence, aussi. À force de dignité, à force de pudeur dans la manifestation de ses émotions, les autres en viennent à supposer que vous n’en éprouvez guère, et qu’ils peuvent tranquillement revenir à leurs affaires. La dignité n’a au fond qu’une seule utilité : légitimer la pratique constante du plus parfait égoïsme. C’est une utilité considérable.

Après un détour de plusieurs millénaires, l’Occident semble bien revenu à cette antique sagesse animale qui pousse, dans la quasi-totalité des espèces sociales, l’animal malade à s’écarter de la tribu pour mourir seul.Michel Houellebecq

La pudeur, version plus explicite de la dignité, a d’autres conséquences encore plus vénéneuses lorsqu’elle ne concerne plus seulement les émotions, mais qu’elle s’attaque au corps physique – et il s’agit là de quelque chose de bien plus grave, bien plus mortel et plus lourd que la pudeur sexuelle. Laissons la parole à la dignité. Est-il bien pudique et bien digne, lorsqu’on est si proche du légume, lorsqu’on est physiquement si diminué, de se montrer en public ? De se montrer, même, à qui que ce soit ? Est-il bien pudique et bien digne, finalement, d’exister ?

Maintenant ça y est, vous êtes dans le tuyau, vous avez honte de votre propre existence, et l’euthanasie vous attend au tournant. Moi qui me suis tant diverti à me moquer de Nietzsche – et je n’ai pas pu m’en empêcher cette fois encore, il est tellement rigolo avec sa moustache -, j’aimerais quand même lui rendre hommage en citant ces lignes du Gai savoir :

« Qui qualifies-tu de mauvais ? 
– Celui qui veut toujours faire honte.
– Qu’y a-t-il pour toi de plus humain ? 
– Épargner la honte à quelqu’un. »

Nous ne sommes, c’est pénible à dire, peut-être plus tout à fait humains. Après un détour de plusieurs millénaires, l’Occident semble bien revenu à cette antique sagesse animale qui pousse, dans la quasi-totalité des espèces sociales, l’animal malade à s’écarter de la tribu pour mourir seul – sachant bien qu’il n’a nulle compassion à attendre de ses congénères, qu’il risque plutôt d’être, comme les oiseaux de Thomas Mann dans La Montagne magique, expédié à coups de bec. Nous avions longtemps cru constituer une tribu d’un ordre supérieur ; nous nous étions trompés, disent les animalistes, et ce retour à la loi animale, voici le plus étrange, devrait être considéré comme un progrès. Ce qui est établi, en tout cas, c’est que le progressisme fonctionne absolument comme un mécanisme à cliquet. Lorsqu’une « avancée sociétale » (avortement, peine de mort, mariage homosexuel, PMA, GPA, n’importe quoi) s’est produite, il n’est pas question de revenir en arrière, personne n’y songe. Cette pétition de principe est antidémocratique : ce qu’une loi a fait, une autre loi peut le défaire ; c’est du moins l’idée que je me fais de la loi ; mais elle permet d’identifier le progressisme à ce qu’il est en réalité : un destin.

On a peut-être raison de penser qu’il est vain de lutter contre le destin, et que toute tragédie doit aller à son terme. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’en demandant pour ses citoyens l’accès à l’euthanasie, c’est sa propre euthanasie que la France demande. On a pu s’étonner que je sois hostile à cette proposition de loi, alors que j’ai souvent été affublé d’un néologisme bizarre : je serais un déprimiste. Admettons. Il est vrai que je me suis employé à scruter les symptômes du suicide occidental, la montée du nihilisme ; mais je n’ai pas le souvenir de m’en être réjoui. Nous entrons dans un monde où il sera plus facile de mourir ; j’aurais préféré un monde où l’on puisse vivre. o ■o MICHEL HOUELLEBECQ

Michel Houellebecq

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1 commentaire pour “C’est un grand texte, une tribune importante que Michel Houellebecq publie ce matin dans le Figaro, sur la loi fin de vie : « La mer noircie de sang »”

  1. Claude Armand Dubois
    vendredi 10 juillet 2026 at 9 h 38 min | Répondre

    Très beau texte;
    Cependant s’il s’agit de savoir que défendre dans notre pays, il faut alleer dans les villages et les petites villes, assister à leurs fêtes locales, assister à une corrida ou une course de vachettes, à un match de rugby, tout cela est en saison; les valeurs , les principes qui ont construit la France sont toujours là, même si les forces du Mal sont constamment à l’œuvre;
    En politique le désespoir est une sottise absolue a dit une fois pour toutes notre Maître.

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Enquête sur la monarchie. (Édition de 1925), 39 €, 836 p.

Le manifeste royaliste en ouverture du XXe siècle ! (Parution courant 1900). Maurras y pose la célèbre question : « Oui ou non, l’instauration d’une monarchie héréditaire, antiparlementaire traditionnelle et décentralisée est-elle de salut public ? » !   

L’Avenir de l’intelligence, 25 €, 244 p.

Une étude de l’histoire politique et intellectuelle du XVIe au XXe siècle, où Maurras à montre comment les intellectuels et artistes attachés à produire des œuvres de l’esprit sont passés « de l’autorité des princes de notre Sang sous celle des marchands d’Or », les immenses fortunes industrielles et bancaires qui limitent la liberté de l’esprit. Maurras en appelle à une alliance entre les intellectuels et le patriotisme des Français pour renverser cette mécanique.

Kiel et Tanger, 29 €, 428 p.

Maurras y constate la tragique infériorité du régime républicain en matière de politique internationale, spécialement face à la menace allemande de l’époque. Prévoyant la guerre à venir il conclut à la nécessité de remettre un roi à la tête du pays. Prolongeant le réalisme de la pratique capétienne des relations internationales, ancêtre de la pensée géostratégique française.

La Démocratie religieuse, 31 €, 620 p.

Parution en 1921, compilant trois textes préalablement écrits par Charles Maurras : Le Dilemme de Marc Sangnier (1906) – – La politique religieuse (1912) – – L’Action française et la religion catholique (1914). Cet ouvrage voit dans la démocratie une religion nouvelle qui vide le politique de sa puissance.

Et aussi…


Henri Massis, Georges Bernanos, Maurras et l’Action française, présentation de Gérard Pol, 18 €, 104 p.

Léon Bloy, Le salut par les juifs, avant-propos de Laurent James, 20 €, 156 p.

Commandes et renseignements : B2M, Belle-de-Mai éditions – commande.b2m_edition@laposte.net

* Frais de port inclus

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