
Par Stéphane Germain.

Un article subtil et intelligent paru dans Causeur le 4 août. Il s’agit du « racisme » le plus prégnant, le plus actif, le plus dangereux de l’actualité vécue, non pas fantasmée, qui se trouve être hic et nunc le racisme anti-Blancs. Nous mettons racisme entre guillemets, faute qu’une juste définition de ce substantif polysémique ait jamais été donnée ni reconnue. En tout cas, ceux qui, des années durant, y compris dans le camp dit national, y compris dans nos cercles, ont pensé et agi dans la crainte d’être accusés de racisme anti-Noirs, anti-Arabes, anti-immigrés, etc., se sont donc trompés d’une guerre, d’une actualité, et ils ont mis au second plan leur devoir de défense de la France historique, de la France héritée. La présente analyse sera justement utile à ceux qui mènent une action politique, notamment contre l’idéologie qui y est dénoncée. Sur quelques points, on pourrait débattre… JSF
La ségrégation fait un come-back progressiste. La nouvelle doxa instaure une stricte hiérarchie des races où le Blanc est au dernier rang. Une discrimination qui pose les bases de la guerre civile.

La gauche progressiste impose une hiérarchie de la vengeance
Ne tournons pas autour du pot. La nouvelle hiérarchie des races instaurée à bas bruit par le wokisme allié au communautarisme prend désormais ses aises. Appelons un chat un chat à l’instar de Jean-Luc Mélenchon qui a qualifié de « tout blanc, tout moche » les tenants de la « Vieille France », hostiles au « grand remplacement » – bon courage au politicien qui se risquerait à traiter la « Nouvelle France » de « toute noire, toute vilaine ». Mettons les pieds dans le plat avec la police anglaise. Elle a menotté Henri Nowak, un Blanc poignardé, agonisant – victime d’une injustice pour laquelle aucun ministre n’a songé à mettre un genou à terre. Les policiers avaient acheté sans discuter la version de son assassin sikh qui justifiait son acte par de prétendus propos racistes jamais prononcés. On a appris depuis que les consignes officielles de cette police sont de privilégier la parole des minorités ethniques. On s’en doutait un peu depuis l’affaire des « grooming gangs » – des milliers de jeunes Blanches, parfois mineures, livrées à des réseaux tenus par des Pakistanais. Ces organisateurs d’une traite Epstein low-cost avaient bénéficié de la complicité passive des autorités. Comprenez-les : pas les bonnes victimes, pas les bons coupables. En France, on vient d’abolir le code noir. Outre-Manche pourquoi ne pas en finir avec le code Blanc ?
Les autochtones inférieurs en droits chez eux
Pour des raisons équivalentes, l’émoi qu’a suscité chez nous le viol et l’assassinat de Philippine en 2024 n’a été partagé que par une partie de la population. La victime, jeune étudiante non seulement blanche mais de bonne famille, légitimait certaines réserves. Le coupable, Marocain sous OQTF, certes violeur récidiviste, justifiait toutes les mises en garde face aux tentatives de « récupération » par la « droite extrême » – qui débute désormais à François Bayrou. Pour Lyhanna, le suspect lui non plus n’aurait pas dû être en liberté. Mais il avait la bonne couleur. Ouf ! On pouvait enfin manifester à son aise devant les tribunaux. Bien sûr les juges n’ont pas moins failli à préserver l’étudiante de cette « mauvaise rencontre » que Lyhanna. Mais ce qu’a perdu Philippine (la vie tout de même) devait être mis en regard d’un gain merveilleux : la liberté de tous ces migrants injustement pointés du doigt. Songez à tous ces OQTF qui ne font de mal à personne ? Si vous ne trouvez pas cela merveilleux, c’est qu’il vous faut consulter.
Lorsque des racailles caillassent la police à Paris, ce sont les assaillants qui sont victimes de flics racistes (qui font rien qu’à les stigmatiser alors qu’ils sont simplement venus faire la fête à coups de mortier). Si des Blancs font la même chose à Belfast (le 9 juin dernier), leur culpabilité ne fait aucun doute. Pour commencer, ils n’étaient pas venus faire la fête, eux. Ils n’avaient pas supporté la vidéo de ce Soudanais qui infligeait à un passant irlandais le supplice chinois du Lingchi – « la mort par mille coupures ». Oui les émeutiers blancs de Belfast sont animés de blâmables sentiments racistes. Mais les responsables en sont les progressistes, héritiers d’Arthur de Gobineau, qui ont fait des autochtones des êtres inférieurs en droit chez eux – une première dans l’histoire des sociétés humaines.
Pendant plusieurs décennies, on a pourtant voulu faire disparaître les races et prôné l’égalité des individus – c’était d’ailleurs parfait, puisqu’en creux, on y lisait une logique d’intégration. À l’issue de celle-ci, tous les Français, tous les Anglais pouvaient bien avoir la pigmentation qu’ils voulaient. Oubliée, la supériorité de la race blanche au nom de laquelle des crimes trop lourds avaient été commis. On ne pouvait qu’applaudir à ce volontarisme égalitaire, porteur d’une société multiraciale apaisée. Corollaire indispensable au maintien de la paix civile, cette société se devait d’être monoculturelle en France ou de partager la common decency britannique. Raté – il y a 85 tribunaux islamiques au Royaume-Uni (!). Cette paix vole en éclats sous nos yeux, sous le poids du nombre et sur un mode libanais.
Les Blancs sont priés de supporter
Parce qu’à l’instar des néoféministes, les défenseurs des minorités raciales n’avaient pas en tête qu’un projet de rééquilibrage. Non, leurs franges maximalistes étaient en réalité porteuses d’un désir moins noble : celui de la vengeance. À une société patriarcale, les féministes les plus enragées veulent désormais substituer une société dont les hommes constitueraient un bataillon de suspects, violeurs par essence. Sur ce modèle, on observe chez les progressistes et leurs alliés « décoloniaux » une volonté d’imposer non une égalité, mais une nouvelle hiérarchie des races. Ainsi, de « femme, je te crois », on est passé à « Noir, musulman, sikh je te crois – même si tu viens de poignarder quelqu’un ». Les Blancs sont priés de supporter cette injustice sans broncher, puisqu’ils sont les héritiers d’une civilisation coupable de tant d’infamies : racisme, esclavage, colonisation, capitalisme, saccage de la planète. Toutes les autres cultures ne sont, par ailleurs, que paix et amour du prochain – leur supériorité crève donc un peu les yeux.
Ainsi, chaque Blanc naît désormais comptable de tous ces péchés – le voici le fameux « privilège blanc ». Ce n’est pas ce qu’ils font le problème, c’est ce qu’ils sont. Les Noirs, les Arabes, les migrants, victimes par héritage, ne peuvent jamais être vraiment coupables. Dans cette logique, le Blanc, particulièrement s’il est juif, ne sera jamais totalement innocent. Les Français de souche pensaient avoir hérité d’un pays, les tenants de la nouvelle France ne leur reconnaissent que des dettes imprescriptibles. Pourtant, mis à part l’Occident honni, qu’on nous cite les civilisations qui ont accueilli des dizaines de millions d’étrangers aussi pacifiquement, en leur consacrant, en plus, quelques dizaines de milliards par an. Ou celles qui ont théorisé les droits de l’Homme.
Considérer la majorité blanche comme ontologiquement coupable, c’est assumer une idéologie raciste et encourager la guerre civile. En effet, une fois que le Diable de la race est sorti de sa boîte, l’y faire rentrer calmement ne s’annonce pas une mince affaire. Toutes les bonnes volontés, noires, jaunes, rouges ou bleues sont les bienvenues pour lutter contre cette catastrophe en cours. D’ailleurs elles existent : merci à Boualem Sansal et paix à l’âme de Marjane Satrapi. ■ STEPHANE GERMAIN












